Allons-nous vers un risque de conflit entre les générations ?

Allons-nous vers un risque de conflit entre les générations ?

par Senior Actu – publié le publié le 16/02/2021

https://www.senioractu.com/Allons-nous-vers-un-risque-de-conflit-entre-les-generations_a23405.html


Quelles situations traversent les jeunes et les seniors depuis un an, depuis le début de cette pandémie ? Se comprennent-ils ? Et surtout, avec cette situation, existe-t-il un risque de conflit entre les générations ? Voici les principaux résultats de cette enquête réalisée par Odoxa pour le Cercle Vulnérabilités et Société sur les générations françaises face à la crise sanitaire. Le point avec Emile Leclerc, directeur d’études.

 


On le sait, partout dans le monde, les différents gouvernements ont fait le choix de mettre temporairement la vie de leurs citoyens entre parenthèses… Et ce de plusieurs manières : confinement, couvre-feu, fermeture d’établissements et d’écoles, cours et travail à distance, relations sociales très limitées…
 
La liste de ces restrictions est longue. Sans compter les effets à longs termes de la mise sous cloche de l’économie. Une raison essentielle a motivé toutes ces décisions : protéger la vie des plus fragiles (notamment les anciens) face à cette pandémie.
 
« A aucun moment depuis le début de la crise sanitaire, nous n’avons constaté une remise en question de cet objectif dans nos enquêtes » indique Emile Leclerc. De fait, nos concitoyens, dans leur large majorité, ont toujours fondé leur opinion sur l’importance de protéger leurs aînés.
 
Pour autant, cette solidarité intergénérationnelle est-elle éternelle ? Risque-t-on un conflit de générations dans les mois qui viennent ? Le risque est réel aux yeux des Français, pour plus de la moitié (56%) qui craint un conflit de génération. Et 12% des sondés le craignent même beaucoup.
 
Autre point, près des trois-quarts (70%) des 65 ans et plus estiment que les jeunes ne se rendent pas compte des difficultés qu’ils rencontrent et plus de la moitié (57%) des jeunes le pensent à propos de leurs aînés… Un indicateur inquiétant qui souligne un manque de communication entre les générations : dans la crise que nous traversons, elles ont le sentiment que l’autre ne la comprend pas.
 
Pour rappel, une très large majorité des morts de Covid-19 (92%) avaient plus de 65 ans.
 
Parallèlement, les jeunes sont plus touchés par les conséquences de la crise sanitaire : quelle que soit la difficulté testée, la proportion de 18-34 ans touchée est de 10 à 24 points supérieure à celle des 65 ans et plus touchés. En tête des difficultés des Français : la détérioration des relations sociales avec les amis, la famille ou les collègues. Plus de la moitié des sondés -55%- sont concernés.
 
Économiquement, la baisse du pouvoir d’achat touche un jeune sur deux (51%) contre un aîné sur trois (35%) et 27% des jeunes actifs nous confient en effet avoir perdu leur emploi ou avoir eu des difficultés à l’exercer.
 
Par ailleurs et toujours selon cet intéressant sondage, toutes les générations pensent que les plus jeunes et les étudiants sont les plus mal pris en compte dans les décisions gouvernementales : 82% des 18-34 ans et 80% des 65 ans et plus le pensent.
 
D’un certain point de vue, il semblerait que le gouvernement fasse office de « paratonnerre » entre les générations. Les Français le rendent responsable et lui adressent leurs reproches plutôt qu’à l’autre génération.
 
Un autre indicateur de cette enquête pourrait rassurer quant au risque de conflit de génération… En effet, les efforts réalisés par les différentes catégories restent globalement équilibrés aux yeux des Français et surtout, leur opinion est assez peu déterminée par leur âge.
Pour autant, le regard porté est tout de même sévère ! Actifs, jeunes et étudiants ou retraités, seule une minorité de Français juge que ces catégories ont fait beaucoup d’efforts depuis le début de la crise sanitaire (42% à propos des actifs, 35% à propos des jeunes et étudiants et 31% à propos des retraités).
 
La solution d’un confinement spécifique des plus fragiles, c’est-à-dire les plus âgés et les personnes vulnérables face au virus a souvent été évoquée dans les débats publics. Certains y voient la solution idéale aux problèmes posés à chaque génération ; les 65 ans et plus ayant besoin de se protéger pour ne pas être contaminés, les jeunes et les actifs, beaucoup moins vulnérables face au virus, étant quant à eux davantage touchés par les conséquences sociales, économiques et psychologiques de la crise.
 
La majorité des Français désapprouve aujourd’hui cette idée : si plus de la moitié (56%) y est opposée, on remarque des résultats par âge clivant : 59% des 18-34 ans sont favorables à ce confinement
spécifique. Ils sont 48% chez les 35-49 ans, 40% chez les 50-64 ans et seulement 26% chez les 65 ans et plus…
 
Une telle décision impliquerait donc clairement un risque de conflit de génération et le sentiment d’une rupture d’égalité chez les plus âgés.
 
La sortie de l’épidémie sera donc déterminante pour la solidarité intergénérationnelle dans un contexte où chaque génération se sent aujourd’hui mal prise en compte dans les décisions, elle a le sentiment que l’autre ne la comprend pas et aspire à des priorités différentes.

Les bons réflexes à adopter pour partir en randonnée

Les bons réflexes à adopter pour partir en randonnée

La randonnée est à la portée de tous, mais il faut tout de même se préparer.

La randonnée est à la portée de tous, mais il faut tout de même se préparer.

La randonnée est pratiquée par plus de 18 millions de Français chaque année. Et cette activité continue de séduire. Mais si elle est à la portée de tous, sa pratique nécessite certaines précautions. Si vous voulez vous y mettre, voici nos conseils.

 


La randonnée pédestre est une activité physique qui consiste à marcher dans un cadre naturel. Ce dernier facteur la différencie de la marche sportive. Elle se décline sous différentes formes : balade, grande randonnée ou trekking. Cette pratique possède tous les bienfaits de la marche et à l’avantage de permettre une réelle mise au vert.

Grâce à ces atouts, elle a séduit un nombre important de Français. Mais si ce sport est à la portée de tous, il peut également rapidement devenir dangereux. Pratiquer dans des grands espaces naturels n’est jamais sans risque. Les conditions météorologiques sont à prendre en compte et certains sentiers peuvent être considérés comme extrêmes. Téméraires ou prudents, voici certains conseils à appliquer.

Quels équipements pour commencer la randonnée ?

Comme pour le running, l’équipement est incontournable à la pratique de la randonnée. Les chaussures doivent être adaptées à votre pratique. Elles doivent être à la bonne taille et suffisamment résistantes pour ne pas risquer d’accident sur les sentiers.

Optez pour des vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise, mais qui vous protègent suffisamment. Une tenue appropriée vous permettra d’éviter les coups de soleil ou les piqûres d’insectes. Si vous optez pour une sortie en période automnale ou hivernale, ce sont également vos vêtements qui vous protégeront du froid et des intempéries.

N’oubliez pas d’emmener de quoi boire et de quoi manger pour éviter une défaillance. Un kit de premier secours est conseillé et vous pouvez opter pour des vêtements de rechange. Dans tous les cas, ne surchargez pas votre sac non plus.

Equipez-vous suffisamment mais ne vous surchargez pas trop. (L'Equipe)

Equipez-vous suffisamment mais ne vous surchargez pas trop. (L’Equipe)

Quelles précautions prendre avant de partir en randonnée ?

Il ne faut surtout pas se surestimer. Il faut bien préparer son parcours en fonction de ses capacités. Pensez à emmener un plan avec vous avec un itinéraire adapté à votre expérience.

Si vous choisissez un sentier avec un dénivelé, pensez bien que vous allez mettre plus de temps à monter qu’à descendre. Cette différence est importante, notamment pour éviter de se faire surprendre par la nuit qui tombe.

Même si vous avez les vêtements qu’il faut, pensez à bien vérifier la météo avant de partir, et ne partez que si les conditions sont bonnes. Emmenez un téléphone portable avec vous afin d’être joignable en cas de problèmes. Même si vous êtes accompagné, prévenez vos proches de votre sortie et de votre programme.

Réussir sa randonnée une fois sur le terrain

Pour éviter la déshydratation, buvez un quart de litre toutes les heures, même si vous n’avez pas soif. Pensez également à faire une pause de dix minutes toutes les heures.

Pensez à adopter un rythme de marche adapté. Si vous vous mettez dans le rouge, il sera difficile de profiter de l’expérience proposée par la randonnée. Ne sortez pas des sentiers pour ne pas vous perdre. Mais surtout, faîtes vous plaisir.

Top 5 des bienfaits de la marche nordique

Top 5 des bienfaits de la marche nordique

La marche nordique est parfaite pour travailler sur l'ensemble du corps. (Benjamin Boccas/Mediascop/FFA)

La marche nordique est parfaite pour travailler sur l’ensemble du corps. (Benjamin Boccas/Mediascop/FFA)

Cette pratique relativement nouvelle pour le public français possède bien des vertus. Petite explication de ce phénomène qui va vous faire croiser de plus en plus de gens munis de leurs bâtons de marche, sur les bords des routes et les sentiers de randonnée.


La marche nordique nous vient de Finlande et fut développée à partir des années 1920. Les skieurs de fond qui cherchaient un moyen de s’entraîner alors que le manteau neigeux était insuffisant pour le faire sur leurs chères spatules. La discipline s’est par la suite étendue à tous les pays nordiques et scandinaves, avant le grand boom des années 70, puis n’a cessé de gagner des adeptes et du terrain sur les décennies qui ont suivi.

La pratique consiste à marcher en s’aidant de bâtons spécialement conçus pour la discipline qui permettent de se projeter vers l’avant plus vite et avec plus de tonus. L’effort sollicite une grande partie des muscles du corps du marcheur. Les bâtons, un peu à la manière du ski de fond et à la différence de la randonnée par exemple, doivent pointer vers l’arrière et non pas verticalement par rapport au corps pour en supporter le poids. Cela confère au pratiquant une cadence de foulée importante et une allure dynamique et athlétique.

Les 5 principaux bienfaits

– Le besoin d’évasion et de s’aérer

Nous avons tous grand plaisir à nous balader dans la nature, dans un parc, en rase campagne, ou en forêt (la pratique urbaine n’est pas interdite au demeurant, mais moins vertueuse du fait de la pollution…) ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, mais pas seulement. C’est en effet aussi l’occasion de se réoxygéner et de respirer à pleins poumons pour se vider et se nettoyer de l’intérieur. La marche nordique est parfaite pour cela, et une séance vous apaisera autant qu’un bon moment de méditation, avec le petit plus lié à la pratique du sport.

– Un réel travail cardio-vasculaire

Pour faire simple, une marche nordique à allure modérée équivaut peu ou prou à une séance de jogging. La discipline va donc vous aider à mieux respirer et avec plus d’amplitude pulmonaire, du fait du travail des bras nécessitant une plus forte oxygénation comparée à une marche dite classique. Pour vous donner une idée plus précise, on estime que la pratique requiert environ 60 % d’oxygène en plus.

Les bâtons de la marche nordique sont spécialement faits pour la discipline. (D.R.)

Les bâtons de la marche nordique sont spécialement faits pour la discipline. (D.R.)

– Fortifier le squelette et les articulations

Vous n’êtes pas sans savoir que le squelette a besoin d’être sollicité, notamment en termes de vibrations, pour conserver sa solidité et éviter notamment l’ostéoporose dite d’inactivité. La marche nordique, par les pas que vous ferez et par les « plantés de bâtons » à répétition, s’avère une excellente manière de lutter contre ce mal que l’on constate de plus en plus souvent chez les individus contemporains. En outre, la marche, qui plus est aidée de bâtons, est un excellent exercice pour les articulations, puisqu’elle ne cause aucun traumatisme, au contraire de la course par exemple.

– Brûler ses graisses et de mincir

Comme précisé plus tôt, la marche nordique implique de très nombreux muscles du corps et booste de manière très sensible la dépense d’énergie par rapport à la marche simple ou à la randonnée. C’est ainsi une excellente manière de brûler ses graisses et, puisque la pratique nécessite que la séance dure un tant soit peu, on entre alors dans le cadre des pratiques d’endurance, qui sont tout à fait idéales pour ce qui est de la perte de poids. Comme la discipline n’est vraiment pas traumatisante pour les articulations, elle est particulièrement conseillée pour les gens en surpoids qui veulent commencer à en découdre avec leur balance.

– Une discipline qui fait tout travailler ou presque

La marche nordique est parfaite pour travailler sur l’ensemble du corps. Les bâtons transforment cette activité en une sorte de « quadrupédie » qui va impliquer non seulement les membres inférieurs, mais également d’autres chaînes musculaires, comme les bras, les pectoraux, le cou, mais aussi les abdominaux.

Source : StarOfService

Comment améliorer son endurance pour courir plus longtemps ?

Comment améliorer son endurance pour courir plus longtemps ?

Calculer son endurance est nécessaire pour arriver à progresser.

Calculer son endurance est nécessaire pour arriver à progresser.

L’endurance est un facteur clé dans la course à pied. Si chaque runner à des capacités qui lui sont propres, des méthodes d’entraînement existent pour réussir à courir plus longtemps. Explications et conseils pratiques pour progresser.  

https://www.lequipe.fr/Coaching/Conseils/Actualites/Comment-ameliorer-son-endurance/742448

Pour profiter pleinement de sa séance de sport, il faut être en bonne condition physique et donc, endurant. Plusieurs facteurs déterminent la capacité d’endurance : le cœur (rythme cardiaque), le souffle (respiration) et les muscles (répéter un effort).

Mesurer son endurance en course à pied

– La VO² max

Cette valeur mesure vos capacités respiratoires. Plus précisément, elle chiffre la quantité d’oxygène que vos poumons sont capables d’absorber lors d’un effort intense. La VO² max s’exprime généralement en litre d’oxygène par minute et est le plus souvent rapportée à l’unité de masse corporelle, ce qui donne un résultat en ml/mn/kg. Celle-ci est d’environ 40 ml/mn/kg pour la moyenne de la population et s’élève jusqu’à 80 voir 90 ml/mn/kg chez certains cyclistes et coureurs de fond de très haut niveau. Si son calcul est généralement réalisé en laboratoire, la formule Léger-Mercier, plus ou moins fiable, s’est répandue. Ainsi, selon ce procédé : VO² max = VMA x 3,5.

La VMA (Vitesse Maximale Aérobie)

Cette valeur correspond à la vitesse à laquelle vous devez courir pour utiliser au maximum vos capacités respiratoires. Même si vous courez à votre VMA, vous serez épuisé en à peine quelques minutes. L’idée, ici, est de courir à une vitesse que vous pouvez tenir le plus longtemps possible. Celle-ci, idéale pour l’endurance, correspond environ à 70% de votre VMA. Avec un peu de pratique, vous devriez pouvoir courir longtemps à cette intensité sans vous essouffler. Pour mesurer cette VMA, vous devez, après vous être échauffé, courir la plus grande distance possible en six minutes. Notez cette distance parcourue (en km) et multipliez-la par dix pour obtenir votre VMA en km/h. Si, par exemple, vous avez parcouru 1.5 km, votre VMA sera de 15 km/h.

Définir son programme d’entraînement pour gagner en endurance

Le programme d’entraînement varie d’une personne à l’autre et dépend autant de votre forme physique et de votre expérience que de votre condition au moment de courir.

– Débutants

Si vous êtes débutant dans la course à pied (ou tout autre activité sportive), il vous faudra commencer par un programme alternant la marche et la course.
Il est conseillé de passer à l’étape supérieure seulement lorsque vous serez capable de courir au moins 30 minutes en continu à votre vitesse d’endurance (70% de votre VMA ou de votre fréquence cardiaque, donc). Pour en arriver là, il vous faudra probablement quelques semaines. Préparez-vous un planning d’entraînement et répartissez vos séances. Chaque séance doit être précédée de 10 minutes de course à environ 50% de votre VMA ou 60% de votre fréquence maximale.

Lorsque vous créez votre programme d’entraînement, vous devez commencer par définir trois paramètres :
– Le nombre de séances par semaine : une seule séance par semaine ne vous permettra pas de progresser très vite. Plus de trois séances hebdomadaires ne vous permettront pas non plus de vous améliorer.
– La durée maximale de chaque séance : une séance se doit de comporter au moins 30 minutes de course et ne devrait pas (dans les premiers temps du moins) dépasser une heure.
– La part de marche et la part de course lors de chaque séance. En fonction de votre niveau, la part de marche sera peut-être plus importante lors des premières séances. Mais elle doit diminuer au fur et à mesure de votre progression.

– Confirmés

Sportifs réguliers, tournez-vous vers un entraînement de type « fractionné ». Celui-ci consiste à alterner des périodes de course intenses (de courtes accélérations autour de 80% de votre VMA) et de récupération (soit en marchant soit en courant à une vitesse légèrement inférieure à celle de votre vitesse d’endurance).

– Lors des premières séances, les périodes de course seront bien plus longues que les périodes d’accélération. Vous pouvez par exemple alterner des accélérations de 30 secondes et des courses (légèrement plus lentes que votre vitesse d’endurance) sur 2 minutes.
– Lorsque vous serez capable de courir 20 min (sans compter l’échauffement) avec des périodes de 30 secondes d’accélération et de 1 min 30 de course, vous pourrez modifier cette répartition et passer à un rythme supérieur. Par exemple, 30 secondes de course puis 45 secondes d’accélération. L’intérêt du fractionné est de vous préparer aux accélérations indispensables sur le terrain.
De plus, ce type d’entraînement permet d’augmenter assez rapidement son endurance. Mais il faut être sûr d’avoir passé les premières étapes avant de s’y essayer.

Pensez à noter vos progrès après quelques semaines d’entraînement. Si vous vous tenez à votre planning, vous remarquerez rapidement un changement sur le terrain.