Lettre infos AMGV du 15 décembre 2019

Lettre infos AMGV du 15 décembre 2019

Mot de la présidente

Lors de la dernière Assemblée Générale le 16 novembre 2019, et à la demande de nombreux adhérents, j’ai décidé de reprendre les rênes de notre belle Association qui me tient beaucoup à cœur.

Je salue les nouveaux membres de l’équipe et remercie nos prédécesseurs pour leur dévouement et leur compétence à la bonne marche de l’AMGV.

Je suis fière de porter à nouveau le flambeau de l’AMGV.

Pour moi, la vie associative est primordiale au développement relationnel et amical intergénérationnel, élément très important pour le bien vivre au sein de notre commune.

Pour chacun d’entre nous, l’AMGV est avant tout, une pratique physique adaptée en écoutant son corps quel que soit son âge, mais aussi et surtout, de merveilleux moments de partage sportifs dans la convivialité et le respect.

Permettez moi aussi d’adresser toutes mes félicitations à nos animateurs acteurs professionnels et essentiels de notre équipe.

En cette fin d’année 2019, je vous souhaite de passer d’agréables fêtes, entourés de tous ceux qui vous sont chers.

Bien à tous

 

Thi-Lang

 

Lire et télécharger la dernière lettre infos : Lettre Infos AMGV N°21 – 15-12-2019

Randonnée AMGV – autour de Saint-Bonnet-du-Gard – Lundi 16 décembre

Randonnée AMGV – autour de Saint-Bonnet-du-Gard – Lundi 16 décembre

Circuit autour de Saint-Bonnet-du-Gard

Cette balade inédite vous conduira à la rencontre d’une romanité cachée, à la découverte des sept ponts formant l’aqueduc antique qui conduisait l’eau captée à Uzès jusqu’à la cité Nemausus.

Nous conjuguerons ce passé lointain figé dans son écrin de verdure, éclairé des couleurs pastels de l’automne, avec un brin de nostalgie propre aux derniers jours de l’année…

Départ  : Complexe sportif, chemin de St Paul à 13h15

Distance : 9 km – Dénivelé : 240 m                

Tarifs :  

  • Adhérents AMGV : 2 €
  • Non adhérents AMGV : 3 €

Coût estimé du covoiturage : 8 € / véhicule

Prendre : 1 l d’eau, goûter, chaussures de marche…

RENSEIGNEMENTS : Tel : 04 66 20 75 22 (le soir)

Lire et télécharger l’affiche de la randonnée : Randonnée 16 decembre 2019

Rando et jeûne, une tendance qui tient la route ?

Rando et jeûne, une tendance qui tient la route ?



C’est un peu le must do de ces dernières années : randonner et jeûner en même temps ! L’intérêt ? Il est grand d’après les pratiquants : bénéficier de l’effet détox du jeûne, mais sans voir fondre sa masse musculaire. Du tout bénef pour les sportives ? Notre reporter est allée vérifier par elle-même…

Prendre un grand bol d’air, reconnecter son corps et son esprit, lâcher prise, se débarrasser du stress, des toxines et de quelques kilos (attention, ils reviennent généralement aussi vite qu’ils sont partis) … Sur le papier, les bénéfices d’un stage jeûne et randonnée sont alléchants. D’ailleurs, de plus en plus de personnes se laissent tenter et les prestataires se multiplient. “En 2012, à mon arrivée en France, nous étions une douzaine d’organisateurs, aujourd’hui nous sommes 70 au sein de la Fédération Francophone Jeûne et Randonnée (FFJR)”, constate Clemens Hesse. Sans compter tous les organisateurs qui ne sont pas labellisés FFJR ! Pas facile donc de s’y retrouver, d’autant qu’il existe plusieurs écoles… et des centres pas toujours très sérieux. Pour ma part, je décide de faire confiance à la FFJR, un gage de qualité incontournable, et j’opte pour un jeûne actif randonnée et yoga qui intègre jus frais et bouillon (jeûne Buchinger).

Des bienfaits réels ?

Bon, pas bon ? Entre les adeptes et les détracteurs du jeûne, c’est souvent la foire d’empoigne ! Pour Clemens Hesse, formé et diplômé de l’Académie allemande du jeûne (FDA), les bénéfices sont nombreux. En mettant son système digestif au repos tout en continuant à bouger, on aide l’organisme à éliminer les toxines (pesticides, médicaments, métaux lourds…) et on profite de 30 % d’énergie récupérée (celle dédiée en principe à la digestion). Pour les sportives, l’effet détox est plus appréciable encore. “Les toxines augmentent les douleurs articulaires”, note le nutritionniste. S’en débarrasser est donc tout bonus, d’autant qu’en même temps on rétablit l’équilibre acido-basique, mis à mal par l’exercice physique… Simple effet placebo ou réel bénéfice physique ? “Les études montrent que quand on jeûne, on a une meilleure régulation de la glycémie. Ce qui peut être intéressant pour les sportifs”, lance de son côté le coach, qui pratique régulièrement l’entraînement à jeun, mais reste plus sceptique sur le jeûne d’une semaine.

Rando et jeûne, oui mais pas n’importe comment

En suivant un stage encadré, qui ne dépasse pas une semaine de jeûne, on ne risque pas sa peau (sauf cas particulier, voir plus bas). Pour autant, quitte à le faire, on le fait bien, ne serait-ce que pour en tirer un maximum de bénéfices. On suit donc les règles d’or et on profite de ce moment pour faire le point : son alimentation, son entraînement, son niveau de stress au quotidien… C’est vraiment l’occasion d’appuyer sur la touche “reset”. Au-delà du jeûne et de la rando, ce qu’il faut chercher dans ce genre de stage, c’est un moment pour soi, pour se reconnecter, mieux se connaître.

En revanche, un jeûne-rando c’est ni pour les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les ados, les personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire et toutes celles qui suivent un traitement au long cours…

En clair, on se lance uniquement si on est en bonne santé. “Toutes les personnes en état de fatigue chronique, asthénie, hypotension, tachycardie, troubles de la glycémie et dépression doivent éviter ce genre de stage”, précise le docteur Popesco.

Pour les autres, un petit bilan avant le départ n’est pas superflu. Ne serait-ce que pour traquer les carences éventuelles (fer, vitamines…).

Mon stage au jour le jour !

Notre journaliste Sandrine nous raconte.

JOUR 1

Motivée à bloc, je n’ai mangé que des légumes crus toute la journée comme conseillé dans mon carnet de bord. Le lieu, l’accueil, le groupe, tout invite à la convivialité et à la détente, j’ai presque hâte de ne plus manger.

Ça tombe bien, on commence de suite ! Avec, comme préambule, un petit lavement pour vider les intestins !

JOUR 2

C’est une journée type. Dès 8 heures, on commence par une séance de yoga. On se retrouve ensuite autour d’un jus pressé minute, puis on part en randonnée. Selon les jours, on marchera en moyenne trois heures sur le plateau du Verdon (magnifiques paysages) avec parfois de petits dénivelés bien sentis. Les ateliers (principes du jeûne, nutrition naturelle…) et les soins (shiatsu, réflexologie plantaire, ostéopathie…) ponctuent les après-midi. En fin de journée, après un bouillon léger, on se retrouve à nouveau pour une séance de yoga. Les journées sont donc actives, et c’est tant mieux : on pense moins à manger !

JOUR 3

Les choses se gâtent pour moi. Je ne me sens pas en forme. C’est normal, c’est l’acidose, le moment où l’organisme modifie son métabolisme et commence à puiser dans mes réserves de graisses (chouette). Je suis tentée de zapper le yoga et la rando. J’ai le droit à une cuillerée de “miel d’urgence” et des encouragements bienvenus de l’équipe. Du coup, revigorée psychologiquement, je fais le yoga et la rando : miracle, d’avoir bougé m’a complètement fait oublier les symptômes de l’acidose, je revis (le ventre toujours vide, mais l’œil vif !).

JOUR 4

Je sens clairement que quelque chose se passe en moi ! D’après mes compagnons de fortune, j’aile teint plus frais (je leur retourne le compliment, ils ont tous bonne mine !), en revanche, j’ai la langue sacrément chargée ! C’est l’effet détox paraît-il, j’évacue les toxines par les muqueuses (bonne nouvelle).

JOUR 5

J’éprouve le besoin de lever un peu le pied…et de me reposer ! Même si je me sens globalement en très bonne forme et que je n’ai pas faim, je pense beaucoup (beaucoup) à la nourriture. Je tiens le coup en me délectant de tous ces restos que je vais faire en revenant !

JOUR 6

C’est bientôt la rupture du jeûne (un fruit est prévu au “dîner”, j’ai choisi une banane). Avec les autres participants, on ne cesse de s’extasier sur les bienfaits de ce stage ! J’ai perdu presque 3 kilos, mais conservé une masse musculaire pratiquement stable (ce n’est pas moi, mais l’impédancemètre qui le dit). Le stage finit sur des notes très positives en ce qui me concerne et, même si je ne pense pas renouveler l’expérience (ne pas manger, pour une gourmande comme moi, c’est dur), ça m’a appris beaucoup sur moi-même.

Les règles d’or pour un jeûne efficace (et sans danger)

AVANT LE JEÛNE

  • On trouve un centre sérieux. Même si les stages “jeûne et rando” ne sont pas donnés (comptez entre 800 et 1 000 € la semaine), il vaut vraiment mieux être correctement encadré. La FFJR vous orientera vers des organisateurs compétents : Ffjr. com
  • On se prépare psychologiquement. Dans l’ensemble, les pratiquants disent ne pas souffrir de la faim. Il n’empêche, ça peut vite tourner à l’obsession de ne plus manger !
  • On adapte son alimentation. Au moins 8 jours avant, on élimine progressivement excitants, produits carnés et sucres.

PENDANT LE JEÛNE

  • On boit. Beaucoup et tout au long de la journée, eau ou tisane (café, thé, sodas et alcool sont interdits !).
  • On adapte son effort. Il ne s’agit pas d’aller courir un marathon pendant le jeûne ! “Si on est sportif à la base et que l’on souhaite se lancer sur un jeûne actif, il faut absolument diminuer l’intensité de l’effort (pas forcément le volume d’ailleurs), c’est-à-dire ne pas dépasser les 60/70 % de la fréquence cardiaque max”, explique Thierry Bredel. Et, évidemment, on fait ça hors saison, pas en pleine préparation physique !
  • On reste à l’écoute. Ça ne va pas ? C’est trop dur ? On avale un petit truc ou on se laisse porter par les encouragements du groupe. Si les désagréments sont trop nombreux, on arrête.

APRÈS LE JEÛNE

  • On ne se rue pas sur le frigo. Il faut prévoir “une reprise alimentaire de plusieurs jours pour reconstituer ses stocks glucidiques avant tout, apporter des acides aminés et des vitamines, des oligoéléments”, prévient le médecin du sport. De son côté, Clemens Hesse préconise de réintroduire progressivement les aliments sur la semaine qui suit (d’abord végétaux et céréales, puis protéines végétales et ensuite animales).
  • On profite de sa zen attitude. C’est peut-être un des bénéfices les plus étonnants ! Cet état zen qui perdure bien au-delà de la fin du stage, on se sent comme porté. Pour ma part, j’ai intégré dans mon quotidien certaines routines apprises pendant le yoga.
  • On ne reprend pas l’entraînement comme une forcenée. “C’est bien de reprendre assez progressivement sur trois semaines, explique le Dr Popesco. En démarrant par des sports portés pendant une semaine, puis reprise progressive du sport d’endurance (running par exemple).”

Merci à nos experts : Clemens Hess, nutritionniste et organisateur de stages jeûne et randonnée

Dr David Popesco, médecin du sport Thierry Bredel, coach sportif

*Stage jeûne, randonnée et yoga, encadré par Clemens Hesse, au Monastère de Ségriès. Chemindelasante.com

Sportif et fêtard, pas forcément incompatible

Sportif et fêtard, pas forcément incompatible

La consommation de boissons alcoolisées accentue la déshydratation en bloquant la libération de vasopressine. (D.R.)

Le sport favorise une vie sociale intense, mais une vie sociale intense peut nuire à la routine sportive. Alors comment faire face à ce dilemme tout en conciliant les deux dans un emploi du temps de plus en plus chargé ? Explications.

https://www.lequipe.fr/Coaching/Bien-etre/Actualites/Sportif-et-fetard-pas-forcement-incompatible/1083592

Consommation d’alcool et pratique sportive

S’il est tentant de boire une bière après une victoire ou après une séance ardue d’entraînement, en pratique, cela est loin d’être une bonne idée. En effet, après l’effort, le corps est déshydraté par la transpiration et la chaleur produite par la contraction des muscles. La consommation de boissons alcoolisées accentue cette déshydratation en bloquant la libération de vasopressine, une hormone antidiurétique. Plus vulgairement, plus on boit d’alcool, plus on urine, et donc on est donc rapidement déshydraté.

De plus, l’alcool, une fois ingéré est rapidement dégradé par le foie et ralentit la formation du glycogène musculaire. Aussi, il inhibe la lacticodéshydrogénase (LDH), une enzyme nécessaire à l’élimination de l’acide lactique sécrété durant un effort intense. Cela cause non seulement des brûlures et des tiraillements, mais la régénération musculaire et la synthèse osseuse sont aussi plus lentes. Faut-il pour autant bannir la consommation d’alcool après l’effort ? Eh bien le bon sens dirait que oui, bien qu‘une étude démontre que les alcools à moins de 4 % ne sont pas diurétiques. On peut donc officiellement s’autoriser un panaché ou caler une soirée entre amis pendant le day off et s’essayer avec modération à l’oenologie. Le vin rouge regorge de propriétés antioxydantes et agit comme un bon vasodilatateur et antiagrégant.

Alimentation, vie sociale et sport

Si se limiter aux tomates cerises et aux carottes à l’apéritif peut vite gâcher le plaisir social, il faut tâcher de conserver une certaine rigueur alimentaire. (D.R.)

Lors d’une soirée, faire l’impasse sur les aliments riches en mauvaises graisses désastreuses pour le système cardio-vasculaire relève de l’exploit. Et mieux vaut éviter les aliments frits et la charcuterie, difficiles à digérer et à assimiler qui n’apportent pas pour autant une sensation de satiété. Les bonbons et biscuits sont aussi à bannir car ils ne contiennent aucun nutriment essentiel au corps. Il en est de même pour les sodas, même « light » ou « sans sucre ». Si se limiter aux tomates cerises et aux carottes à l’apéritif peut vite gâcher le plaisir social, il faut tâcher de conserver une certaine rigueur alimentaire surtout si l’on souhaite maintenir ses performances.

Si malgré toute votre bonne volonté, vous êtes allé dans l’excès, rien de dramatique, on est tous faillibles. Cependant, il faut quand même reprendre sa routine sportive le lendemain quitte à réduire les charges de 30 % pour soulager son corps.

Un bon sommeil pour être efficace

Si certaines personnes se contentent d’une nuit de 6 heures, mieux vaut miser sur 7 ou 8 heures et éviter de se coucher après 4 heures. (D.R.)

Il est si simple de contracter une dette de sommeil surtout quand on a une vie sociale riche, ce qui est plus difficile c’est de la rembourser ! Or, le sommeil est très important pour le sportif, notamment la phase lente qui stimule la récupération. Enchaîner les soirées peut vite perturber la routine sportive, mais aussi le rythme circadien, et il faut parfois plusieurs jours pour recaler son cycle. Pour bien dormir, mieux vaut privilégier une activité sportive sociale en milieu d’après-midi et éviter de faire trop d’exercices qui requièrent une attention particulière comme les jeux de balles ou les activités tactiques en fin de journée.

Une douche fraîche peut être aussi une précieuse alliée pour faire baisser sa température corporelle. Plus généralement, si certaines personnes se contentent d’une nuit de 6 heures, mieux vaut miser sur 7 ou 8 heures et éviter de se coucher après 4 heures. L‘important c’est de maximiser les bonnes conditions pour l’endormissement. C’est-à-dire éviter un repas trop lourd, minimiser l’exposition aux écrans et s’assurer d’une température ambiante aux alentours de 20 °C. Pour les coups de barre, une sieste de 20 minutes peut se révéler largement plus efficace qu’un café et une de 90 minutes permet d’améliorer la concentration, la mémoire et la vigilance, diminue le stress et améliore aussi les performances sportives.