Qu’est-ce que la proprioception ?

Utilité et exemples d’exercices, ce qu’il faut savoir pour travailler sa proprioception

 

La proprioception est très importante dans les sports où l’équilibre est sollicité. (Shutterstock/D.R)

La proprioception est un terme un peu barbare et souvent méconnu. Pourtant, en travaillant cette faculté, vous pourrez progresser dans de nombreux sports et aborder le quotidien différemment. Voici ce qu’il faut savoir sur la proprioception.


Qu’est-ce que la proprioception ?

La proprioception est la sensibilité du système nerveux aux informations provenant des muscles, des articulations et des os. Elle est à la fois consciente et inconsciente. On peut parler d’un sixième sens interne qui permet d’avoir une pleine conscience de son corps et de la place des articulations, que ça soit en position statique ou dynamique.

Elle permet la réaction de l’organisme, des muscles et des nerfs par rapport aux éléments extérieurs. L’équilibre lui est très lié.

A quoi sert la proprioception ?

Elle permet de s’adapter à l’environnement extérieur. D’un point de vue sportif, elle permet notamment de permettre à son corps d’automatiser une réaction à une situation. Elle permet également de mieux apprécier et donc réagir plus vite aux évolutions des paramètres de votre environnement. Vous pouvez alors avoir de meilleurs réflexes dans des situations diverses.

En trail par exemple, la proprioception permettra à votre corps et donc à votre organisme de rétablir un équilibre même en cas de foulée perturbée par un sol instable. Cette conscience plus poussée permet une meilleure stabilité qui peut éviter des blessures comme des entorses.

Comment améliorer sa proprioception ?

Les exercices se concentrent essentiellement sur les chevilles, les genoux et les épaules. Ils consistent en une modification des paramètres pour forcer l’organisme à s’habituer à un environnement inhabituel. Ainsi, on automatise des réactions à une situation donnée.

L’équilibre est notamment sollicité en essayant de maintenir son corps sur une surface instable. Vous pouvez essayer sur un matelas ou un coussin. Réaliser des petits exercices les yeux fermés est également très utile. Passer un objet d’une main à une autre les yeux fermés en étant en équilibre sur un pied vous donnera une meilleure perception de votre corps.

Vous pouvez alterner les situations et vous tester avec ce genre de petits défis au quotidien, même lorsque vous manquez de temps.

La proprioception dans la rééducation
Après une lourde blessure, la rééducation proprioceptive est essentielle. «En situation post-opératoire ou post-traumatique, c’est la première étape avant le renforcement musculaire» éclaire Renaud Maetz, jeune kiné alsacien. Ces exercices peuvent également servir pour renforcer l’articulation avant une lourde opération.
 

Les bienfaits de la randonnée

Les bienfaits de la randonnée

Signpost in autumn forest

Si vous pratiquez régulièrement la randonnée, alors vous allez découvrir qu’elle offre de nombreux bienfaits sur votre santé, aussi bien mentalement que physiquement.

https://www.lequipe.fr/Ilosport/Tous-sports/Actualites/Les-bienfaits-de-la-randonnee/744936

LA RANDONNÉE RENFORCE LE SQUELETTE ET LES ARTICULATIONS

La randonnée stimule la formation du tissu osseux, ce qui la rend particulièrement intéressante pour les jeunes en pleine croissance (qui constituent leur capital osseux) comme pour les moins jeunes (elle diminue les pertes). Lorsque l’arthrose s’est installée depuis quelques temps, elle diminue les douleurs tout en maintenant la force musculaire.

LA RANDONNÉE LIMITE LES RISQUES CARDIO-VACULAIRES

Comme la plupart des activités sportives, la randonnée protège les vaisseaux et prévient ainsi les maladies cardiovasculaires. Elle diminue le risque de faire un diabète de type 2, fait chuter le taux de triglycérides (le mauvais cholestérol) et augmente le bon, et améliore la tension artérielle de façon modeste mais sensible. On observe aussi une baisse de mortalité de 25 à 35% en cas de maladie coronarienne déclarée.

LA RANDONNÉE LUTTE CONTRE LE SURPOIDS ET L’OBÉSITÉ

Associée à un régime, la randonnée en renforce les effets. Elle remplace de la graisse par du muscle. On évalue la consommation énergétique de la marche à environ 300Kcal par heure en marchant à 4km/h, sur le plat. 3h de marche consomment donc entre 1000 et 1700Kcal, ce qui est recommandé comme consommation énergétique hebdomadaire minimale.

LA RANDONNÉE LIBÈRE LA RESPIRATION

Elle améliore le traitement des bronchites chroniques et l’asthme.

LA RANDONNÉE ENTRETIENT LES MUSCLES

Comme tous les sports d’endurance, elle participe au maintien d’une bonne condition musculaire. 

LA RANDONNÉE RENFORCE LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

Alors qu’une pratique sportive intensive diminue les défenses immunitaires, une pratique modérée comme la randonnée va les renforcer. Chez les personnes âgées, elle freine même leur déclin. 

LA RANDONNÉE FORTIFIE LE CERVEAU

L’activité physique, en oxygénant davantage le corps, participe au bon fonctionnement du cerveau. Cela peut être particulièrement utile dans le cas d’une récupération après lésion ou dans la lutte contre les maladies dégénératives.

LA RANDONNÉE DIMINUE LES ACCIDENTS

La randonnée diminue le risque de mort précoce de 30% si l’activité est pratiquée au minimum 3 h par semaine (si possible en plusieurs fois) à allure modérée ou 3 fois 20 mn par semaine à allure plus soutenue.

LA RANDONNÉE REDONNE LE MORAL

La marche est le premier sport conseillé par les médecins en cas de dépression ou de baisse de moral, et cela ne doit rien au hasard. La randonnée détend et diminue la tension nerveuse ainsi que l’anxiété. 

LA RANDONNÉE ÉVEILLE LES SENS

De plus en plus de guides de randonnées développent des balades dites “sensorielles”, où les groupes sont invités à user de leur cinq sens pour observer la faune et la flore qui les entourent. Randonner dans le désert, au cœur d’immenses plaines ou en milieu montagneux est un moment idéal pour entrer en communion avec la nature et éveiller ses sens. 

Types de protéines, timing, quantité… Comment optimiser la récupération après une séance de musculation

Types de protéines, timing, quantité… Comment optimiser la récupération après une séance de musculation

Séance de musculation / Shutterstock

 

L’efficacité d’un programme de musculation passe, entre autres, par une alimentation adaptée. Comment faire pour optimiser sa phase de récupération musculaire ? Marina Fabre, spécialisée en nutrition du sport à l’INSEP, vous donne quelques conseils.


Les piliers d’un bon entraînement*

Avant, pendant, après la séance de musculation, ou de sport : une pratique sportive efficace, c’est un tout. Et l’alimentation y joue un rôle important. Marina Fabre, doctorante en physiologie, spécialisée en nutrition du sport au sein du laboratoire de recherche de l’INSEP, revient sur quatre points essentiels pour que l’activité physique ne soit pas contre-productive : l’hydratation, la digestion, l’énergie avant l’effort et la récupération après l’effort, sur laquelle nous allons revenir plus longuement.

Concernant l’hydratation, elle suggère de « boire de l’eau dès le réveil en petite quantité et régulièrement tout au long de la journée, sans attendre d’avoir soif ». Quel que soit l’horaire de l’entraînement, il faut l’entamer bien hydraté. Et pour vérifier que c’est le cas, « il y a un moyen simple : la couleur des urines. Elle doit être claire tout au long de la journée. » Au sujet de la digestion et de l’énergie avant l’effort, elle préconise un délai de 2h entre la fin du repas et le commencement de la séance. « Et si le dernier repas a été pris plus de 3h avant le début de l’effort, prenez une collation à 1h de l’entraînement : un fruit ou une compote plus un yaourt, par exemple ».
*En muscu comme ailleurs

Une collation toutes les 3 heures

Après la séance, durant laquelle s’hydrater aura été primordial, place à la récupération. Celle-ci s’effectue dans trois domaines :
– Restauration des réserves énergétiques (stocks de glycogène à reconstituer)
– Rétablissement de la balance hydrique (réhydratation)
– Rétablissement de la balance protéique, en favorisant un état positif après l’effort, afin d’améliorer la récupération musculaire. Marina Fabre précise que « cette balance protéique positive est à favoriser régulièrement sur la journée, en cas d’objectif de prise de masse musculaire ».

Lors de l’exercice physique, le catabolisme prend le pas sur l’anabolisme : les synthèses de protéines musculaires sont inhibées, tandis que les dégradations augmentent. Mais dès la fin de la séance, le corps entre dans une phase de resynthèse protéique appelée fenêtre métabolique, qu’il faut stimuler par un apport de protéines afin d’améliorer la récupération musculaire dans les minutes et les heures après l’effort.

La consommation de glucides pour reconstituer les réserves énergétiques est également conseillée, sauf période de sèche, et l’hydratation ne doit pas être occultée. Cet article axé sur la récupération musculaire est non-exhaustif.

Ce premier apport de protéines doit être accompagné de prises régulières, à intervalle de 3 heures, durant tout le reste de la période de récupération, estimée à 12 heures en moyenne. Voire durant toute la journée dans le cadre d’une prise de masse musculaire. Il faut donc boire/manger des aliments protéinés. Certes… Mais lesquels et en quelle quantité ?

Objectif : balance protéique positive. – Shutterstock

Protéines lentes / protéines rapides

Lors de la fenêtre métabolique, il est conseillé d’ingurgiter des protéines riches en acides aminés essentiels et notamment en leucine – les protéines animales en contiennent plus que les protéines végétales –, sous forme liquide de préférence, et à assimilation rapide (whey, soja). Par exemple : lait de vache, protéines de soja, yaourt à boire, boisson protéinée conforme à la norme AFNOR NF V94-001.

Lors des prises suivantes, les protéines à assimilation plus lente sont aussi efficaces, voire à privilégier sous forme de collations ou repas : fromage blanc, viande, poisson, œuf, etc. « Dans le cadre d’une recherche de gain de masse musculaire, si la séance de musculation se situe l’après-midi ou le soir, il peut être conseillé de prendre une collation riche en protéines à assimilation lente (caséines) juste avant de dormir, comme du fromage blanc par exemple » ajoute Marina Fabre.

0,24g/kg de poids de corps à chaque prise

Concernant le dosage, 20-25g de protéines par repas/collation sont en moyenne préconisés (moins, cela diminue l’efficacité, au-delà de 25, l’augmentation n’a plus d’effet positif). Un nombre que l’on peut affiner, en tenant compte de la masse corporelle, comme le précise la doctorante de l’INSEP : « 0,24g de protéines par kilogramme de poids de corps représenteraient la quantité idéale, par portion, pour activer de manière optimale les synthèses protéiques. »

Rapporté à l’ensemble d’une journée, pour les personnes pratiquant du sport 4 à 5 fois par semaine : il est conseillé de manger entre 1,3 et 1,5g de protéines par kilogramme de poids de corps pour maintenir sa masse musculaire. Dans le but de l’augmenter, c’est l’intervalle 1,8-2g/kg qui est suggéré, tandis qu’une consommation allant au-delà de 2,5g/kg est jugée excessive. L’alimentation doit restée équilibrée.

Son conseil générique *
« Se réhydrater dès l’arrêt de l’effort avec une boisson riche en sels minéraux (notamment lorsqu’il fait chaud ou si la perte sudorale est importante), et essayer de manger un repas équilibré contenant des légumes, féculents ou légumineuses et protéines dans les 30 à 45 minutes après l’effort. Si le repas intervient plus d’1h après la fin de la séance, vous pouvez prendre une petite collation contenant glucides et protéines juste après l’effort tel qu’un yaourt, un yaourt à boire ou un verre de lait, et y ajouter un fruit si la séance a été très énergétique. »
Exemples concrets :
Si activité physique à 12h :
– Petit déjeuner équilibré 8h

– Collation avant la séance 11h
– Déjeuner équilibré dans les 30 minutes après le sport
Si activité physique à 16h :
– Petit déjeuner équilibré

– Déjeuner équilibré 13h
– Collation post-entraînement
– Dîner équilibré 20h
Si activité physique à 18h30 :
– Petit déjeuner équilibré

– Déjeuner équilibré
– Collation pré-entraînement 17h30
– Dîner équilibré à 20h (dans les 30 à 45 minutes après l’effort)

*En muscu comme ailleurs

Toutes ces informations sont données à titre indicatif. Chaque programme de musculation, de récupération, de nutrition, etc., doit être personnalisé.

Lettre Infos AMGV N°16 du 15 juillet 2019

Lettre Infos AMGV N°16 du 15 juillet 2019

 

Editorial

Bonjour à tous,

Pendant les vacances, Alain alimente le site avec toujours des articles très intéressants.

Profitez en pour les lire à l’ombre ou au frais !!!
Bonnes vacances à tous.

Sportivement
Bernadette Damour

 

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