Yoga : quels bienfaits sur le running ?

Yoga : quels bienfaits sur le running ?

Le yoga permet de gagner en confort pendant vos runs et d’éviter certaines blessures. (DR)

 

Beaucoup se posent des questions sur l’intérêt de combiner le yoga à la course à pied. Pourtant, l’association de ces deux pratiques vous permettra de gagner en confort pendant et après vos runs, et d’éviter certaines blessures.


Faire du yoga pour prévenir les blessures

Vous courez régulièrement ? Peut-être avez-vous un objectif de course dans les mois à venir ? Vous alternez régulièrement sorties longues et fractionnés ? Alors déroulez votre tapis : vous avez besoin de vous mettre au yoga ! Et oui car le running c’est assez violent pour le corps. Chaque foulée procure plein de micros impacts qui mettent à rude épreuve les genoux, les chevilles et le bas du dos. C’est encore plus vrai si vous courez sur du bitume plutôt que sur des sentiers.

Et je ne parle même pas des mauvaises habitudes dans les postures de course (genoux rentrés vers l’intérieur, dos voûté…) qui favorisent clairement les accidents sur le long terme. Faire du yoga en complément du running c’est donc très intéressant pour prévenir les risques de blessures. Les postures enchaînées vont favoriser l’alignement du corps et corriger les éventuels déséquilibres causés par le running. Vous gagnerez en même temps en agilité et en amplitude de mouvements ce qui rendra votre course beaucoup plus confortable.

Faire du yoga permet de prévenir certaines blessures. (DR)

S’étirer et allonger ses muscles grâce au yoga

Votre posture est bonne, vos chaussures possèdent un bon amorti et vous n’avez jamais été blessé ? Mettez-vous quand même au yoga ! Et oui parce que vous sollicitez toujours les mêmes muscles quand vous courez, et à force de contractions répétées, ces derniers finissent par se raccourcir et se durcir. La solution ? S’étirer mon capitaine ! Les étirements sont la clé d’un corps en bonne santé et d’une mobilité durable.

Le yoga va étirer et allonger vos muscles, notamment ceux qui sont le plus souvent contractés comme les quadriceps, les mollets ou les ischio-jambiers. Vous allez gagner en souplesse et renforcer l’élasticité de vos articulations. Quand on sait que l’impact d’une foulée équivaut à 3,5 fois le poids de son corps, ça donne envie de prendre soin de ses articulations ! Et c’est pareil pour le dos, les impacts se répercutent principalement au niveau des vertèbres et des lombaires. La posture du chien tête en bas par exemple est idéale pour un étirement long et progressif du dos et des épaules, tout comme la charrue.

Développer son souffle et son cardio

« Je débute et j’ai du mal à trouver mon souffle » : c’est parfaitement normal d’avoir des difficultés à respirer dans les débuts, surtout si vous n’avez jamais fait de sport cardio auparavant. Votre corps doit s’habituer à ce nouvel effort. En revanche, vous pouvez l’aider à trouver son rythme grâce au yoga. Comme dans le running, la respiration est centrale dans le yoga, c’est la base de la pratique. Avec le yoga, on prend conscience de notre respiration, on maîtrise mieux notre souffle et on apprend à l’utiliser efficacement quand on court.

Le yoga NIDRA est top pour s’initier à cette respiration appelée « pranayama » en jargon yogi. C’est un yoga doux et lent qui se focalise beaucoup sur l’écoute de la respiration, pas mal si vous avez l’impression de ne pas savoir respirer comme il faut pendant l’effort, ou d’être tout le temps perdu dans les inspirations / expirations. Si les cours collectifs ne vous emballent pas, vous pouvez essayer chez vous ou au bureau : posez vos mains sur votre ventre. Inspirez profondément par le nez et ressentez votre ventre se gonfler comme un ballon de baudruche. Expirez longuement par le nez. Vos mains s’abaissent en même temps que vos poumons se vident. À répéter plusieurs fois.

Les étirements sont la clé d’un corps en bonne santé et d’une mobilité durable. (DR)

« Je ne progresse plus malgré un entraînement régulier » : toujours le même parcours, la même distance, à la même heure… et voilà, le corps s’habitue, vous ne progressez plus ! L’organisme finit par rester dans sa zone de confort et la seule solution pour y remédier c’est de varier les entraînements, d’aller chercher un peu plus loin en intensité.

Alors forcément, c’est dur ! Votre corps subit, vous crachez vos poumons, votre coeur s’emballe à 1 000 à l’heure… Le yoga va vous aider à mieux gérer ces nouveaux rythmes en gagnant en capacité cardio-vasculaire. Des postures comme le cobra, le chameau ou le poisson favorisent l’amélioration de la respiration grâce à l’assouplissement et l’ouverture de la cage thoracique. Coupler sa pratique du running au power yoga est également très bon pour gagner en fluidité et en cardio. Ultra dynamique dans les flows, on travaille énormément les muscles et le coeur.

« Et concrètement, ça change quoi un meilleur souffle ? » : ça change tout ! D’abord la maîtrise du souffle va être hyper utile pour mieux gérer vos sorties running. Si vous faites du trail, vous allez appréhender les dénivelés et variations de terrain avec beaucoup plus de facilité dans la respiration. Vous allez mieux contrôler votre souffle en cherchant à allonger votre respiration dans les descentes pour récupérer activement les efforts produits dans les montées.

Le yoga pour booster ses performances de course

Je suis sûre que vous avez déjà connu cette sensation de duel mental qui se joue dans votre tête pendant l’effort. Vous vous retrouvez à négocier avec vous-même : « allez, plus que 2 km et j’arrête », « j’en peux plus, j’abandonne, tant pis… ». Tous les coureurs ont déjà connu ça. Le running c’est un sport basé sur le dépassement de soi. Tout se passe dans la tête. Et certains jours, c’est plus difficile à gérer que d’autres ! Moi aussi parfois j’ai cette petite voix dans la tête qui me souffle que je ferais mieux de rester au chaud plutôt que de chausser mes baskets…

Le yoga vous permettra de booster vos performances de course. (DR)

Se forger un mental d’acier

En revanche, le yoga m’aide à dépasser ces pensées parasites grâce à l’écoute active et la pleine conscience. C’est génial pour se forger un mental d’acier ! Personnellement, je suis également plus concentrée sur ma foulée et ma respiration depuis que je pratique le yoga régulièrement. Ce qui laisse moins de place à la petite voix intérieure  !

En quelque sorte, le yoga contre cet état d’esprit négatif en nous ramenant aux fondamentaux : les sensations physiques, les ressentis réels, immédiats. On est aussi plus conscients de nos capacités, on se fait confiance et on deale mieux avec nos émotions. C’est super utile par exemple pendant une course ou une compétition pour gérer les coups durs et vous remotiver quand vous avez envie de tout lâcher. Cela permet à la fois de repousser ses limites, sans pour autant les outrepasser. Et ça c’est très cool !

Prendre conscience de ses forces et faiblesses

Le yoga c’est aussi mieux connaître son corps, ses forces et ses faiblesses. Plus on sait écouter son corps, plus on est capable de réagir par rapport à la situation et éviter les blessures inutiles. Ça responsabilise. Bien souvent vous vous blessez quand vous avez voulu aller trop loin dans l’effort. Quand vous ne vous êtes pas assez écouté.

Le mental c’est clairement la dimension la plus forte du yoga, mais c’est aussi la plus complexe à appréhender dans les débuts. On ne comprend pas toujours ce que raconte la prof, ni les postures qu’on fait… Mais petit à petit, on se surprend à respirer plus calmement, à prendre du recul, à s’écouter davantage et à respecter ses sensations.

Cela demande un peu de temps, mais ça en vaut vraiment la peine. C’est puissant ! C’est votre capital santé pour poursuivre durablement votre pratique du running sans risque !

5 postures de yoga avant une session de ski

5 postures de yoga avant une session de ski

5 postures de yoga à réaliser avant une sortie sur les pistes. (Shutterstock)

Voici 5 postures de yoga pour préparer son corps avant une sortie sur les pistes.

https://www.lequipe.fr/Coaching/Bien-etre/Actualites/5-postures-de-yoga-pour-se-preparer-avant-une-session-de-ski/985949

Les sports d’hiver sollicitent le corps, notamment à travers des postures que nous n’avons pas l’habitude de réaliser dans notre quotidien. Il est donc important de préparer ses muscles afin d’éviter les blessures.

Assouplir ses chevilles avec la posture du papillon

La posture : assis, le dos redressé, joignez les pieds en plaçant les plantes de pieds l’une contre l’autre et laissez s’ouvrir vos genoux vers le sol. Attrapez vos orteils pour rapprocher doucement les pieds du bassin. Faites doucement des petits mouvements avec les jambes pour assouplir le bassin et ouvrir les hanches. Ouvrez l’aine. Si vos genoux sont très hauts et que cette posture est très inconfortable pour vous, vous pouvez surélever votre bassin avec une brique ou un coussin.

Les bénéfices : cette posture permet d’ouvrir les hanches, de les assouplir et de travailler également les chevilles

Maintenez cette posture 5 à 6 respirations.

Posture papillon. (Shutterstock)

Ouvrir ses hanches avec la posture de la fente basse

La posture : commencez en chien tête en bas. Rapprochez votre genou droit de votre nez et placez le pied droit entre vos deux mains. Vous êtes en fente basse. Votre genou avant est plié à 90° et ne doit pas dépasser votre cheville. Votre pied arrière est parallèle à votre tapis et votre pointe de pied sur le tapis. Descendez doucement dans vos hanches afin de les étirer. Allongez les bras au-dessus vers le ciel en gardant les épaules loin des oreilles. Maintenez la position pendant quelques respirations puis revenez en position planche puis chien tête en bas et faites la même chose avec l’autre jambe.

Les bénéfices : la fente basse est une bonne posture pour ouvrir les hanches et renforcer les muscles du dos.

Maintenez cette posture 5 à 6 respirations.

Préparer ses jambes, ses hanches et ses épaules avec le guerrier 2

La posture : en fente haute, pied droit devant, ouvrez le bras gauche vers l’arrière et placez vos deux bras à la même hauteur, parallèles au sol. Tournez le pied arrière à 90° vers la gauche. Votre genou avant forme un angle de 90° et est aligné avec la cheville droite. La cuisse droite est si possible parallèle au sol. Les bras forment une même ligne et les épaules sont loin des oreilles. Maintenez cette position quelques respirations. Puis répétez de l’autre côté.

Les bénéfices : la posture du guerrier 2 permet de renforcer et d’échauffer ses jambes. Elle permet également de travailler le haut du dos en renforçant les épaules.

Maintenez cette posture 5 à 6 respirations.

Posture Guerrier 2. (Shutterstock)

Travailler la position du ski avec la posture de la chaise

La posture : les pieds joints et les bras le long du corps, levez les bras sur une inspiration, paumes face-à-face. Sur une expiration, pliez les genoux et descendez les fesses vers le sol comme si vous vouliez vous asseoir sur une chaise. Les genoux ne doivent pas dépasser les chevilles, le dos reste droit. Regardez entre vos mains et maintenez la posture quelques respirations.

Les bénéfices : cette posture est assez similaire à la position du ski, elle permet de renforcer le dos, les jambes et les chevilles.

Maintenez cette posture 5 à 6 respirations.

Posture de la chaise. (Shutterstock)

Renforcer son équilibre avec la posture de l’arbre

La posture : debout, les pieds joints, épaules basses, le dos droit, étirez-vous vers le haut. Fixez un point devant vous pour trouver votre équilibre et levez votre pied droit pour le placer sur votre cheville, votre mollet ou votre cuisse gauche en fonction de vos capacités. Évitez de le placer sur le genou au risque de vous blesser. Gardez les hanches droites et vers l’avant. Joignez les mains en prière, paume contre paume et trouvez votre équilibre. Si vous le sentez, levez les bras, les mains en prière au-dessus de votre tête et maintenez la posture pendant cinq respirations. Puis, faites la même chose avec l’autre jambe.

Les bénéfices : la posture de l’arbre permet de travailler son équilibre en renforçant ses chevilles et ses jambes, et en améliorant notre concentration.

Maintenez cette posture 5 à 6 respirations.

Posture de l’arbre. (Shutterstock)

Vous êtes prêts pour les pistes, pensez à ne pas forcer et à vous écouter lorsque votre corps est fatigué. On vous prépare une routine yoga spéciale « après-ski ».

Bonne session !

Une compétition de yoga, qu’est-ce que c’est ?

Une compétition de yoga, qu’est-ce que c’est ?

Bien que des compétitions officielles se déroulent régulièrement depuis une quinzaine d’années, le yoga de compétition reste méconnu. (Martin Zapadlo/International Yoga Sports Federation officials)

Ce samedi 26 octobre, Bordeaux accueille les Championnats d’Europe de yoga. Une discipline dont les compétitions internationales sont peu connues du grand public. On vous explique le format, les règles et ce qu’est un événement de yoga.

https://www.lequipe.fr/Coaching/Bien-etre/Actualites/Une-competition-de-yoga-qu-est-ce-que-c-est/1073023

Le yoga ne se pratique pas uniquement chez soi ou à l’occasion d’un cours. Une cinquantaine de personnes vont par exemple prendre part aux Championnats d’Europe de la discipline ce week-end à Bordeaux. Bien que des compétitions officielles se déroulent régulièrement depuis une quinzaine d’années, le yoga de compétition reste méconnu.

Depuis quand ces compétitions existent-elles ?

Si le yoga est une pratique qui remonte à plusieurs millénaires, il en serait de même concernant son aspect compétitif : « La tradition des compétitions de yoga existe depuis, paraît-il, des centaines et des centaines d’années en Inde », expose Sébastien Bonnet, secrétaire général de l’International Yoga Sports Federation (IYSF). Mais cet héritage indien ancien a été repris bien plus récemment par Bikram Choudhury, l’une des figures contemporaines du yoga et fondateur du Bikram Yoga, qui a organisé des compétitions internationales au début des années 2000.

En 2013, la IYSF est créée à Lausanne, avec pour objectif de sortir de cette monoculture du yoga, en réunissant diverses sensibilités et écoles de yoga. « Les premiers Championnats du monde organisés par la IYSF en tant qu’entité légale ont eu lieu en 2014 à Londres. Ensuite, il y a eu Pordenone en Italie en 2016 et Pékin en 2018. » C’est le continent américain qui devrait accueillir la compétition en 2020, « mais de préférence dans un autre endroit que les États-Unis. Lorsque les compétitions étaient sous la férule de Bikram Choudhury, les championnats s’y déroulaient de manière quasi-systématique. » Pour ce qui est des championnats d’Europe, c’est donc Bordeaux qui a été choisie cette année.

Si le yoga est une pratique qui remonte à plusieurs millénaires, il en serait de même concernant son aspect compétitif. (Martin Zapadlo/International Yoga Sports Federation officials)

Comment se déroule une compétition de yoga ?

Les participants à une compétition organisée par l’IYSF montent un par un sur scène et réalisent un enchaînement de six postures en trois minutes. Ces postures ou « asanas » sont répertoriées par l’IYSF et divisées en famille. Florence Delmas, professeur de yoga depuis 2009, a participé à plusieurs compétitions internationales. Elle précise : « Le panel est vraiment large, il y a la possibilité de présenter des programmes qui sortent de l’ordinaire, il y a au moins 84 postures, ce qui laisse une grande marge de manoeuvre. »

En effet, depuis 2018, aucune posture ne doit être obligatoirement réalisée mais il reste l’exigence d’inclure chaque famille dans la série présentée au jury. « Si une famille est absente du programme, les juges infligent des malus. Mais certains le font quand même pour des raisons stratégiques », explique Sébastien Bonnet.

La présentation peut désormais se faire en musique, chaque posture doit être tenue cinq secondes pour être comptabilisée – dans le cas contraire, il est possible de tenter une nouvelle fois de réaliser la posture, et seule la moitié des points sera attribuée – et l’enchaînement des asanas doit avoir été communiqué au jury avant le début de la série.

Comment s’effectue la notation ?

Le nombre de juges chargés d’attribuer des notes à chaque participant varie quelque peu selon les compétitions. Ce samedi, à Bordeaux, ils seront cinq plus un juge du temps qui ne note pas mais peut donner son avis. « Ce sont très souvent des professeurs de yoga qui ont au moins une dizaine d’années d’expérience », précise Florence Delmas.

Chaque figure est notée sur 10 points. Le site internet de l’IYSF décrit de façon précise les critères pris en compte par les juges pour chaque posture. Outre l’exécution de l’asana, le niveau de difficulté et la morphologie du participant sont également déterminants. « On souhaite une notation qui soit assez scientifique et la moins simpliste possible », développe Sébastien Bonnet. « Toute cette gymnastique lors du comptage des points peut créer des surprises au moment de l’annonce des vainqueurs », poursuit la professeure de yoga.

Quelles sont les meilleures nations ?

Le yoga a la particularité d’être accessible, en compétition et en dehors, à tous les âges. Ainsi, les compétitions internationales sont ouvertes aux enfants à partir de 9 ans et sans limite d’âge maximum. Chaque compétition se décline en trois catégories, jeunes, adultes et seniors. En ce qui concerne les adultes, les États-Unis ont remporté 14 titres mondiaux depuis 2003. Chez les femmes, l’Italienne Almania Columbo est double tenante du titre aux Championnats du monde.

L’événement organisé samedi à Bordeaux intègre également les Championnats de France de yoga, qualificatifs pour la compétition européenne qui se déroulera ensuite en présence de participants issus d’une quinzaine de pays. « Il y a, pour le moment et malheureusement, assez peu de participants français. Nous sommes pour l’instant une quinzaine à participer aux Championnats de France », constate Florence Delmas. Ils seront donc encore moins nombreux à prendre part aux Championnats d’Europe. « L’une de nos stars en catégorie senior est un Français, Jean-Claude Lafon. À chaque fois qu’il monte sur scène, il a droit à une standing ovation. Il a plus de 80 ans mais arrive encore à faire des choses extraordinaires », s’enthousiasme le secrétaire général de l’IYSF.

La mise en concurrence n’est-elle pas contraire aux valeurs du yoga ?

« On fait face à un important phénomène de rejet de la part de très nombreuses écoles de yoga qui nous disent qu’on fait totalement fausse route », explique Sébastien Bonnet. Le but de l’IYSF est simplement de codifier un aspect du yoga, celui lié à la réalisation de posture. « Le yoga est avant tout une tradition millénaire, avec de multiples dimensions y compris philosophique et spirituelle. Et on l’accepte volontiers. On dit juste que cet aspect-là est impossible à réglementer, donc on le laisse aux gourous », enchaîne-t-il. Il y a donc, selon ses propres termes, le yoga, et le yoga sportif, destiné aux compétitions. Florence Delmas semble être du même avis : « De mon côté, je pense qu’on peut distinguer la pratique générale du yoga d’une ”démonstration de posture de yoga notée” qui est l’expression qu’il faudrait utiliser plutôt que les termes de championnats ou compétition de yoga. »

Mais, il est possible d’être en compétition et de vouloir se défaire du côté mise en concurrence. C’est le cas de Florence Delmas : « Mon défi est simplement de présenter quelque chose de correct, d’harmonieux. Je n’ai pas l’envie de gagner quelque médaille que ce soit, j’ai juste envie de participer à cet événement et de voir des personnes que je ne vois pas en d’autres occasions. On est là pour présenter notre travail, moi je n’ai pas du tout cet esprit de combativité. » La compétition n’est donc pas forcément antagoniste au yoga.

D’ailleurs, l’IYSF a pour objectif de faire entrer le yoga dans la plus prestigieuse des compétitions internationales de sport, les Jeux Olympiques : « Aujourd’hui, nous visons Los Angeles 2028, je ne sais pas si on arrivera à le faire aussi vite, mais, en tout cas, c’est notre objectif », expose Sébastien Bonnet. Avant de conclure : « Si, à terme, on arrive à faire du yoga une discipline olympique, ça va avoir un effet bénéfique sur l’ensemble du yoga, c’est certain. »

Cinq postures de yoga pour mieux dormir

Cinq postures de yoga pour mieux dormir

Le yoga peut vous aider à mieux dormir. (Shutterstock/D.R)

@blogsantamila  Par L’Equipe / Ilosport – Publié le 16 octobre 2019

https://www.lequipe.fr/Ilosport/Bien-etre/Actualites/Cinq-postures-de-yoga-pour-mieux-dormir/874304


Vous éprouvez des difficultés à dormir ? Le yoga peut-être une solution. Instaurer une routine de relaxation peut faire du bien et permettre un sommeil plus efficace.

Qu’ils soient ponctuels ou bien ancrés en nous, les problèmes de sommeil peuvent gâcher la vie. Les contrariétés, le stress, l’agitation quotidienne peuvent nous empêcher de tenir en place dans notre lit et l’on peut rester éveillé très tardivement même si nous avons fait l’effort d’aller au lit de bonne heure.

Le yoga est un excellent moyen pour se détendre et retrouver le sommeil. Découvrez 5 postures qui vont vous aider à renouer avec le sommeil.

Etape 1 : Evacuez les tensions en vous étirant

Débutez votre séance par 5 minutes de « Tadâsana » ou la posture de la montagne.

Commencez par équilibrer le poids de votre corps, les deux pieds posés sur le tapis, bien enfoncés dans le sol, étirez bien votre colonne vertébrale pour vous grandir au maximum, jusqu’au sommet de votre tête. Joignez les mains à la poitrine, paumes réunies, face à face.
Inspirez profondément par le nez, tout en levant les bras vers le ciel, mains jointes et doigts collés et écartés. Retenez votre souffle quelques secondes, puis relâchez tout en expirant.

Dans un deuxième temps, faites la même chose, en ouvrant les mains, toujours doigts écartés et en vous hissant sur la pointe des pieds, comme pour mieux vous grandir. Bloquez la respiration deux à trois secondes de plus que précédemment, puis relâchez en expirant fortement. Reprenez une à deux fois.

Cette posture permet de prendre conscience de son corps, de faire un retour sur soi et de s’ancrer dans l’ « ici et maintenant » !

La posture de la montagne (Shutterstock/D.R)

Etape 2 : « Pavanamukhtâsana » ou la posture de libération des vents

Passez sur le dos, dos et tête collés au tapis quelques secondes pour vous relaxer et vous concentrer. Etirez votre nuque. Puis remontez lentement les genoux contre la poitrine, en les ouvrant naturellement. Avec vos bras, entourez vos genoux, en essayant d’attraper vos poignets, vos bras, puis vos coudes. Entrez alors dans la phase statique, durant 1 puis 2 minutes, tout en respirant profondément.

Fixez votre attention sur votre souffle, en veillant à le rendre de plus en plus long. Cette posture favorise l’introspection et la libération du corps.

La posture de libération des vents (Shutterstock/D.R)

Etape 3 : Rééquilibrez vos émotions avec la posture « Bhujangâsana » ou la posture du Cobra

Passez à plat ventre, le front collé au tapis quelques secondes pour vous relaxer et vous concentrer. Puis placez vos mains sous les épaules et écartez légèrement les jambes, à la largeur de votre bassin. Les pieds sont tendus dans l’alignement du corps. Poussez le bassin contre le sol, tout en soulevant le haut du corps en poussant avec les bras. Ouvrez la poitrine au maximum, tout en fléchissant le haut du corps, et en préservant le bas du dos.

Entrez alors dans la phase statique en respirant de 5 à 10 fois, profondément, pour commencer. Vous pourrez ensuite allonger la phase statique, petit à petit.

Concentrez-vous alors sur le chakra du cœur, les yeux fermés, et sentez le massage de votre abdomen lors des temps d’inspiration et d’expiration.

La posture du cobra (Shutterstock/D.R)

Etape 4 : Inversez le cours de vos émotions, avec « Sarvangâsana » ou la chandelle

Revenez à plat dos, à nouveau dos et tête collés au tapis quelques secondes pour vous relaxer et vous concentrer. Allongez le dos, puis inspirez en soulevant les hanches, en vous aidant des mains et bras si besoin. Placez vos mains de chaque côté du bas du dos pour le soutenir, et essayez de vous installer dans la plus parfaite verticalité (dos droit comme un i).

Efforcez-vous de tenir le plus longtemps possible. Pendant cette phase statique, les énergies circulent et se transforment. Les énergies négatives deviennent des énergies positives. Fini les contrariétés, le stress et les frustrations qui vous empêchent de trouver le sommeil.

La posture de la chandelle (Shutterstock/D.R)

Dernière étape : Finalisez votre séance dans la posture de l’enfant « Balâsana »

Voilà une posture idéale pour vous recentrer sur votre intérieur le plus profond et retrouver ainsi la sérénité des enfants ! Elle fait également du bien à votre dos.

Agenouillez-vous et basculez le haut du corps vers l’avant, bras et mains tendus. Jusqu’au sol, où vous fermerez alors les yeux. Ne pensez qu’à votre bien être et votre respiration profonde. Rester aussi longtemps que vous le souhaitez en vous concentrant sur votre respiration.

Adoptez ce rituel d’une vingtaine de minutes au début, puis allongez-le si vous en éprouvez le besoin. En pratiquant régulièrement cet enchaînement, vous bénéficierez rapidement des bénéfices sur votre sommeil.

La posture de l’enfant (Shutterstock/D.R)