Gene Dykes bat le record du monde du marathon des plus de 70 ans

Gene Dykes bat le record du monde du marathon des plus de 70 ans

En 2 heures, 54 minutes et 23 secondes, l’Américain de 70 ans Gene Dykes a battu le record du monde du marathon des septuagénaires et plus.

Le record datait de 2003 : 2h54’48”, par le Canadien Ed Whitlock, le premier septuagénaire à courir un marathon sous la barre symbolique des trois heures. Ce samedi 15 décembre à Jacksonville, en Floride (Etats-Unis), l’Américain Gene Dykes a battu ce record du monde du marathon des plus de 70 ans, de 25 secondes. Temps final : 2 heures, 54 minutes et 23 secondes. Au marathon de Toronto en octobre, déjà, ce coureur de 70 ans avait tenté de battre le record de Whitlock, mais avait échoué pour même pas 30 secondes.

Interrogé par Runner’s World, il a déclaré, après avoir franchi la ligne d’arrivée à Jacksonville : « Ma première pensée a été que cela libère vraiment mon emploi du temps pour l’année prochaine. » L’Américain peut désormais stopper sa quête de record. Tout en continuant les courses, comme les ultra-marathons. Evidemment.

 

Séniors : faire du sport régulièrement pendant des années rajeunit le corps

Séniors : faire du sport régulièrement pendant des années rajeunit le corps

C’est prouvé, les séniors qui pratiquent une activité physique régulière depuis de nombreuses années ont un corps en aussi bon état que certaines personnes de 40 ans.

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Selon une nouvelle étude, les séniors qui font régulièrement de l’exercice depuis des années, ont le cœur, les poumons et les muscles en aussi bon état que ceux des personnes âgées de 40 ans et plus.

L’équipe de scientifiques du Laboratoire de performance humaine de l’Université Ball State à Muncie (Indiana, États-Unis) qui a mené l’étude a comparé les mesures de santé de participants âgés de 70 ans et plus à celles de personnes de 20 ans en bonne santé et sportives. Leurs conclusions ont été publiées dans le Journal of Applied Physiology.

“Nous avons constaté que les gens qui font de l’exercice régulièrement, année après année, ont une meilleure santé globale”, note Scott Trappe, directeur du Laboratoire de performance humaine et auteur principal de l’étude. 

Mesure de l’endurance aérobique

Au cours de l’expérience, les participants ont été invités à réaliser des exercices physiques sur un vélo d’appartement. Cette séance d’entraînement avait pour objectif d’évaluer l’endurance aérobique des participants à partir de leur taux maximal de VO2, c’est-à-dire la quantité maximale d’oxygène qu’un individu peut utiliser pendant les périodes d’exercice aérobique intense.

Le marqueur est important car, comme l’explique les scientifiques à l’origine de l’étude, la VO2 max a tendance à diminuer d’environ 10 % tous les 10 ans à partir de l’âge de 30 ans. Cette réduction d’oxygène correspond de surcroît à un risque accru de maladie.

Les chercheurs ont également effectué des biopsies musculaires sur les participants afin d’évaluer la formation et la distribution de petits vaisseaux sanguins dans les muscles et d’évaluer l’activité des enzymes aérobies, qui régissent le métabolisme de l’oxygène au niveau cellulaire.

30 à 45 minutes d’exercice par jour 

Au vu des résultats de leurs analyses, les chercheurs ont conclu que les mesures de la santé des participants physiquement actifs dans la soixantaine et plus sont similaires à celles de personnes en bonne santé plus jeunes de quelques décennies. 

Ces personnes de 75 ans – hommes et femmes – ont une santé cardiovasculaire similaire à celle d’une personne de 40-45 ans“, souligne Scott Trappe. 

Pas besoin de pratiquer un sport de compétition ou d’un entraînement physique intensif pour profiter des bienfaits de l’exercice physique, précisent par ailleurs les chercheurs. “30 à 45 minutes d’exercice par jour, quel que soit le type d’exercice, sont bénéfiques“, assure Scott Trappe.

Hypnose et personnes âgées : le point avec le Dr Marie Floccia

Hypnose et personnes âgées : le point avec le Dr Marie Floccia

Par le Dr Marie Floccia – Senior Actus – Publié le 28 novembre 2018

https://www.senioractu.com/Hypnose-et-personnes-agees-le-point-avec-le-Dr-Marie-Floccia_a21409.html

 

Il y a quelques semaines à Lille dans le Nord, un patient de 83 ans s’est porté volontaire pour une intervention inédite : un changement de valve sous hypnose. « Moins de chimie et plus d’humanité » pour les soignants et « des sensations mais pas de douleur » pour les patients. Qu’en est-il vraiment ? Le point avec le Dr Marie Floccia.

Que peut apporter l’hypnose à la gériatrie ?
Pendant longtemps, il était dit que l’hypnose médicale et thérapeutique n’était pas utilisable en gériatrie. Mais la pratique quotidienne de nombreux soignants travaillant auprès des anciens démontre depuis quelques années les vastes possibilités de l’hypnose dans cette population.En s’appuyant sur l’une des bases fondamentales de l’hypnose ericksonienne qui est de s’adapter au patient et d’utiliser ce qu’il apporte, il est possible de proposer aux patients, quel que soit leur âge ou la présence de troubles neurocognitifs, des traitements par hypnose.

Cette pratique qui s’appuie sur des bases neuroscientifiques et des publications validant certaines indications (en particulier la prise en charge de la douleur) trouve toute sa place en complémentarité des traitements habituels.

Elle permet de limiter le recours aux thérapeutiques médicamenteuses et à leurs nombreux effets indésirables, tout en ayant une approche plus complète, plus humaine et moins technique de la personne. Ainsi, l’hypnose médicale et thérapeutique apparaît-elle comme une évidente continuité, voire nécessité, à la prise en charge gériatrique.

Toutes les personnes âgées peuvent-elles être soignées par l’hypnose ? Quel est leur degré de disponibilité par rapport aux autres patients ?
La suggestibilité à l’hypnose n’est pas la même chez tout le monde, mais la majorité des personnes est accessible à l’état hypnotique et cela, quel que soit l’âge. Une étude récente a même montré qu’en vieillissant, il existait une augmentation de la suggestibilité à l’hypnose.

Si les troubles attentionnels et les pathologies, principalement les troubles neurocognitifs majeurs, semblent être un frein, il n’en est rien. En modifiant les techniques d’hypnose et en s’adaptant au patient, ceux-ci peuvent parfaitement bénéficier de séances, bien que celles-ci puissent être un peu différentes des séances habituelles faites à des patients n’ayant pas de troubles neurocognitifs : le temps est plus court, la séance se fera en marchant ou en discutant, de nombreuses techniques seront faites en même temps etc.

Quelle est l’efficacité de l’hypnose sur les pathologies liées à la vieillesse ?
Si la prise en charge de la douleur par l’hypnose et l’utilisation de l’hypnose au bloc opératoire sont validées par des études et les expériences cliniques quel que soit l’âge, notre quotidien nous montre que les indications peuvent être encore plus vastes en gériatrie :
– Syndromes comportementaux et psychologiques de la démence : idées délirantes, hallucinations, agitation, agressivité, dysphorie, dépression, anxiété, exaltation de l’humeur, apathie, désinhibition, irritabilité, comportement moteur, troubles de l’appétit et cris
– Anxiété, insomnie
– Rééducation de troubles de la marche : maladie de Parkinson, post AVC, syndrome de désadaptation psycho motrice
– Accompagnement en fin de vie
– Toilettes accompagnées difficiles

L’utilisation pluri-quotidienne de l’hypnose dans ces indications donne des résultats très intéressants et les soignants formés n’envisagent plus d’aborder le patient autrement que par l’hypnose.

Le personnel soignant : est-il formé à l’hypnose ?
L’hypnose médicale et thérapeutique est une pratique pluridisciplinaire : infirmier, aide-soignant, psychologue, médecin, kinésithérapeute, ergothérapeute, cadre infirmier peuvent être formés à l’hypnose en gériatrie. Ensuite, chacun pourra pratiquer l’hypnose dans son domaine de compétences : toilette accompagnée, prise en charge de la dépression ou d’un soin douloureux etc.

Idéalement, plus de soignants sont formés dans une équipe, plus la communication qui entourera le patient sera simplifiée et fluide. Ce mode de communication, dit hypnose conversationnelle, peut accompagner le patient et sa famille à tout instant, et permet d’éviter de créer des peurs ou des angoisses, en s’appuyant sur un langage plus positif mais aussi plus permissif.

Lorsque l’hypnose formelle (communément appelée transe hypnotique) est nécessaire pour un soin plus ciblé (plaies, ponctions, etc.), celui-ci se fait en continuité de l’hypnose conversationnelle, dans une relation apaisée de confiance. À ce jour, dans le pôle de gérontologie clinique du CHU de Bordeaux, 102 personnes du personnel soignant sont formées à l’hypnose médicale et thérapeutique.

Les soignants utilisant l’hypnose rapportent une satisfaction lors de son utilisation, ils retrouvent du sens dans le soin en sortant de la technicité pure pour réinvestir la relation avec le patient.

Quels sont les effets de l’hypnose sur les patients atteints de la maladie de Parkinson ?
Il existe peu de littérature sur la maladie de Parkinson et l’hypnose, elle concerne essentiellement une amélioration des tremblements et une diminution du stress. S’il est effectivement possible de travailler en hypnose sur les tremblements, l’hypnose fonctionnelle, qui est l’hypnose au service des pathologies du mouvement, est une réadaptation des déficiences par les outils de l’hypnose.

Dans le cadre spécifique de la maladie de Parkinson, l’hypnose fonctionnelle permet un travail en rééducation plus fluide lors d’hypnose conversationnelle qui accompagne les mouvements dans la « vraie vie » du patient : marche pour aller à la salle de bain, reprise de l’autonomie, manger seul, boire un café etc.

Lors de séances d’hypnose plus formelles, le mouvement et la marche seront également travaillés, mais aussi la confiance en soi, l’anxiété, l’équilibre, la voix etc.

Quels sont les effets de l’hypnose sur les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ?
Comme nous l’avons vu, les patients atteints de troubles neuro-cognitifs majeurs sont accessibles à l’hypnose, mais, en fonction du stade, les techniques ne seront pas les mêmes : de l’hypnose formelle « habituelle » adaptée au patient lorsque le stade de la maladie est léger, jusqu’à l’Hypnose Adaptée Pour les troubles Neurocognitifs au Stade Sévère (HAPNeSS).

De même, les indications en fonction des stades changent : si au début de la maladie les indications sont « habituelles » (douleurs, anxiété, insomnie etc), plus la maladie évolue et plus les syndromes comportementaux et psychologiques de la démence deviennent la priorité de prise en charge. C’est alors que l’HAPNeSS est nécessaire, elle est un mode de communication sur un temps plus ou moins court utilisant les techniques d’hypnose et s’adaptant à un état cognitif différent de celui de l’hypnopraticien.

Elle permet de rentrer en communication avec le patient et son monde. La relation, empreinte de bienveillance, redevient alors riche et constructive pour mener le patient vers ses propres ressources, encore présentes. L’HAPNeSS donne aux aidants professionnels une pratique qu’ils peuvent utiliser en autonomie pour apaiser au plus vite des situations complexes tout en réinvestissant des relations parfois difficiles.

Marie Floccia est médecin gériatre et algologue, praticien hospitalier au CHU de Bordeaux. Elle intervient aux Urgences du CHU et en consultations douleurs chroniques/personnes âgées. Formée à l’hypnose médicale de Bordeaux, elle enseigne l’hypnose ericksonienne et ses applications en gériatrie au DIU d’Hypnose médicale de Bordeaux et dans des formations médicales et paramédicales.

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Un esprit sain dans un corps sain: la clé du mieux vieillir

Un esprit sain dans un corps sain: la clé du mieux vieillir

Par Anouk PernetPlanète santé –  mise à jour 12/11/18
Si vieillir est inévitable, on peut prendre de l’âge tout en préservant au mieux son corps et son cerveau. De l’activité physique, une alimentation adaptée et de bonnes relations sociales: la recette pour des vieux jours confortables.

Inéluctablement, chacun d’entre nous subit les outrages du temps. Au-delà de 65 ans, nos fonctions vitales ont tendance à s’affaiblir et à se fragiliser. Nous sommes confrontés à un risque accru de souffrir de diverses maladies susceptibles d’affecter nos organes et tissus. Pourtant, même en l’absence de pilule de longévité, nous pouvons agir pour rester en forme le plus longtemps possible.

Exercice et nourriture en quantité

L’activité physique, c’est bien connu, est bonne pour la santé. Si l’idéal est de bouger suffisamment dès sa jeunesse, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Les bienfaits sont multiples: moins de risques d’arthrose et d’ostéoporose, compensation de la fonte des muscles, meilleur équilibre (donc moins de chutes), mais aussi diminution des maladies cardiovasculaires et renforcement du système immunitaire.

Deuxième astuce pour mieux vieillir: bien manger et en suffisance! La malnutrition des seniors est en effet un problème fréquent, surtout chez les plus vulnérables. Ce manque de nourriture sape l’énergie de personnes déjà fragiles. Pour éviter cet affaiblissement, il faut assurer un bon apport en calories, en favorisant les matières grasses. Il est conseillé d’enrichir ses repas avec de l’huile ou du beurre, ou encore de manger du fromage et des œufs. Ceux qui manquent d’appétit ont intérêt à fractionner leurs repas et à manger de petites quantités de nourriture tout au long de la journée.

Comme les personnes âgées ont un risque accru de déshydratation, il est également important de boire au moins 1,5 litre d’eau par jour. Quant à l’alcool, la modération est de mise, même si de nombreuses études ont montré qu’il semble bénéfique pour l’espérance de vie de boire un verre de vin rouge par jour, car il contient des antioxydants et ouvre l’appétit.

Stimuler ses neurones

Avec le temps, certaines performances cognitives ont également tendance à décliner. La vitesse avec laquelle on traite les informations ralentit, les capacités d’attention diminuent, les souvenirs deviennent flous. Remuer ses méninges a un effet protecteur contre ce déclin cognitif, peu importe la façon dont on le fait. On peut, selon ses goûts, lire, faire des mots croisés, jouer au scrabble ou aux échecs, aller au cinéma ou suivre des conférences. Une activité intellectuelle intense donne un sens à sa vie et permet de lutter contre la routine, véritable tueuse de neurones. De plus, il a été prouvé que cela retarde le développement de la maladie d’Alzheimer.

Il est donc bénéfique de continuer à acquérir de nouveaux savoirs et compétences. Contrairement à ce que l’on croit, il n’y a pas d’âge pour apprendre. Les capacités d’apprentissage des seniors ne sont pas touchées par le déclin cognitif. Le retour aux études par exemple est un challenge qui redonne du goût au quotidien. Conscientes de cette envie, des universités du troisième âge se sont développées, offrant un cadre adapté pour recommencer à étudier.

La force de l’entourage

Les relations sociales jouent un rôle crucial dans le maintien de la santé physique, intellectuelle et mentale. De nombreuses études ont mis en évidence les conséquences de la solitude sur la santé. Toutes concluent que l’isolement social augmente la morbidité. À l’inverse, les relations sociales poussent à sortir de chez soi, à bien se nourrir et à faire de l’exercice physique. Bref, à continuer à mener ses activités favorites et à échanger avec autrui.

Même si cela paraît banal de le rappeler, la présence autour de soi de personnes proches a donc de nombreux effets positifs, qu’il s’agisse d’amis ou de membres de la famille. Dans ce registre, rien de tel que de s’occuper de ses petits-enfants. C’est un bon moyen de rester «branché» tout en faisant bénéficier les jeunes générations de son expérience. Si la famille n’est pas à proximité, les clubs et associations permettent de rencontrer des individus avec qui on partage des intérêts. Les êtres humains appartiennent à une espèce hautement sociale, qui a besoin de communiquer tout au long de la vie. Le maintien d’un réseau prend un relief particulier chez les personnes âgées, auxquelles il donne une nouvelle confiance en elles, tout en leur permettant de (re)trouver un rôle dans la société.

Une activité physique adaptée

Pour bouger plus, l’important est de choisir une activité selon ses capacités et de ne pas rester constamment allongé ou assis. Les seniors robustes peuvent se tourner vers des sports comme la marche, la natation ou le yoga. Pour les plus fragiles, jardiner, faire des tâches ménagères ou jouer avec ses petits-enfants est aussi une bonne option de se (re)mettre en mouvement. Par ailleurs, un simple bouleversement des habitudes, comme monter à pied les escaliers ou marcher au lieu de prendre le bus, apporte également de précieux bénéfices.