Faut-il craindre la contamination en aluminium de l’alimentation ?

Faut-il craindre la contamination en aluminium de l’alimentation ?

Par Anthony Berthou – Santé et nutrition – Posté le 30 Sep, 2019

http://www.sante-et-nutrition.com/aluminium-alimentation/


Faut-il craindre la contamination en aluminium de l’alimentation ?

Difficile de passer à côté l’aluminium en 2019 tant ce métal est omniprésent dans notre environnement. En soi, il s’agit d’une situation logique. L’aluminium est en effet le métal le plus abondant de la croute terrestre sous forme de bauxite, à partir duquel est extrait l’oxyde d’aluminium, également appelée alumine. La bauxite est un minerai contenant entre 40 à 60% d’oxyde d’aluminium hydraté, mélangé à de la silice et à de l’oxyde de fer lui conférant sa couleur rouge. Extrait sous forme d’une fine couche d’oxyde d’aluminium de cinq à dix nanomètres à la suite de plusieurs procédés industriels, il devient facilement malléable. Il peut par ailleurs ensuite être épaissi par un procédé dit d’anodisation pour former l’aluminium anodisé.

C’est au cours du XIXème siècle que l’homme a compris toutes les perspectives que pouvait apporter la maîtrise de ce métal : léger, durable, souple, malléable, excellent conducteur, économique, résistant à la corrosion, facilement associable à d’autres métaux, recyclage et ce presque indéfiniment. L’aluminium connait ses heures de gloire d’innovation au siècle dernier : depuis la cafetière octogonale d’Alfonso Bialetti en 1930, en passant par la première cannette en 1956, Spoutnik en 1957, la désormais célèbre capsule Nespresso en 1986 jusqu’à l’allégement de l’Audi 18 de 40% en 1994. L’aluminium devient le métal plus utilisé après le fer. On le retrouve dans les câbles pour le transport de l’énergie, les voitures, les avions, les bateaux, les trains, les vélos, les bâtons de ski, les clubs de golf, les appareils électroménagers, les ustensiles de cuisine, les smartphones, le mobilier, les panneaux, l’eau du robinet, les produits pharmaceutiques, l’alimentation, les cosmétiques, etc. Bref, partout. Le niveau d’exposition a donc fortement augmenté depuis le siècle dernier. En moyenne, nous sommes passés de 1 mg par jour en 1950 à environ 30 mg actuellement et selon les projections, nous tendons à 100 mg en 2050 1. Normal. Que demander de plus à un métal ? Pas grand-chose, si ce n’est peut-être un point essentiel : son innocuité.

A ce stade de lecture, retenons que l’aluminium a toujours été omniprésent dans la croute terrestre et qu’il mériterait … d’y rester. Le problème réside en effet davantage dans son extraction et sa transformation par la main industrielle de l’homme afin de l’utiliser pour les différentes applications indiquées. Précisons également que l’aluminium ainsi rejeté dans la nature ne peut plus réintégrer la lithosphère. Il s’accumule depuis des décennies sous une forme non originelle dans l’environnement, faisant émerger des problématiques de gestion des sols et des eaux acides (jusqu’à 700 μg d’aluminium par litre d’eau), donc une atteinte de la biodiversité2 et la mort de poissons par exemple, même à faible concentration3. Dans certaines circonstances, notamment en présence d’un pH acide (<6,2), l’aluminium peut en effet être réduit et présent sous sa forme libre Al3+ (aq). Chez l’homme, les effets de cette forme réactive sont encore peu étudiés.

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Sport et santé : comment garder la motivation l’hiver ?

Sport et santé : comment garder la motivation l’hiver ?

Comment garder une bonne hygiène alimentaire et sportive et malgré l’hiver ? (D.R)

Malgré les journées qui se font de plus en plus courtes et la baisse des températures, Lucile Woodward vous dévoile quelques conseils pour vous motiver à garder une alimentation saine et votre cadence sportive.

Je sais !!!!! Il fait froid, il fait tellement maussade, c’est dur de rester motivé à faire du sport et à bien manger !! C’est fou car avec mon voyage au soleil la semaine dernière, j’ai vraiment senti la différence. En 24h de soleil, de lumière et de chaleur, on était hyper motivé pour courir, aller à la salle de gym, nager, manger plein de fruits et des légumes que le soir … Et là de retour en plein hiver, on se prend le coup de démotivation extrême !! Pourtant, plusieurs points peuvent permettre d’y remédier.

Bénéfices dès le premier jour

Alors ? Quelle est la solution ? Je pense qu’il y a plein de petites raisons pour rester accroché au sport et au bien manger pendant les mois les plus froids. Parce que ça fait du bien d’avoir une routine. Deux ou trois séances de sport dans la semaine, des paniers de course plein de légumes de saison, se coucher tôt au moins 2 fois par semaine. Les bénéfices se font ressentir dès les premiers jours, on se sent plus en forme et on a une meilleure estime de soi aussi.

En fait, je sais pas pour vous, mais le fait de prendre soin de mon organisme en le nourrissant bien, en bougeant, ça m’aide à me sentir mieux dans ma tête, avec plus de confiance en moi et d’enthousiasme. Voilà une première superbe raison pour rester motivé. Le sport et l’alimentation équilibrée sont des facteurs anti déprime. Donc lorsqu’il vous arrive de traverser la mini déprime de l’hiver, il peut être judicieux de vous cuisiner des repas supers healthy, de bouger régulièrement, et de dormir plus.

En allant contre cette idée de l’hiver en pyjama dans son lit, vous combattez ainsi l’hiver vraiment efficacement. On n’est pas obligé de s’infliger des heures d’elliptique en salle ou d’arrêter de manger. Des efforts faciles adaptés à votre profil, une alimentation variée et équilibrée suffisent pour vous sentir mieux.

Motivation sport : un petit challenge par mois

Pour rester motivé je vous recommande aussi de vous inscrire à un challenge sportif au printemps. Pas forcément un défi compliqué comme le marathon de Paris au mois d’avril par exemple mais à un 5 km, un 10 km, ou à un mini triathlon, voir un duathlon à faire à plusieurs. Pour mon cas personnel, je prépare la Odlo Crystal Run le 12 Février. Comme ça, je suis obligé de courir même en hiver, et de faire attention à ce que je mange. A la mi-mars, je suis inscrite à la Verticale de la Tour Eiffel et j’ai également peut être une Swim Run à Montpellier, au mois d’avril. Bref, un petit challenge par mois histoire de me motiver à rester au top de ma forme.

Restez motivé à garder votre forme pendant l’hiver avec une alimentation saine. (DR)

Manger moins et local pour contrer la pollution

L’hiver est également synonyme de pollution et de surchauffe de la planète avec tout le chauffage que l’on peut utiliser dans les pays du nord. Alors perso je profite d’une meilleure alimentation pour faire mon petit geste pour la planète. Par exemple en mangeant que des légumes locaux le soir, je me dis que j’économise du transport de denrées à fort production de CO2. Comme le fromage, le lait, le riz et le chocolat notamment. J’estime que la consommation alimentaire a un impact important sur notre production de CO2 l’hiver. Ce peut être un facteur de motivation pour vous ?

Printemps super serein

Démarrer le printemps sans stress après un hiver bien mené. Voilà un autre facteur de motivation très intéressant. Ne pas regretter de s’être lâché tout l’hiver permet en effet de démarrer le printemps en confiance, avec sérénité. Sans se dire que c’est la catastrophe et sans regarder les photos de l’été dernier en se disant qu’on n’y arrivera jamais. D’expérience, l’hiver est un des pires facteurs de yo-yo … Donc si vous vous accrochez à vos séances de sport régulières, à vos assiettes à 80 % super healthy : vous êtes ok en Mars Avril, quand arrive la saison des injonctions au « bikini body ». Attention je ne dis pas de céder à cette pression. Mais quoiqu’il arrive, de la traverser en toute confiance et pourquoi pas avec un petite pointe de mépris ? C’est vous qui voyez.

En conclusion, je ne pense pas qu’il n’y ait qu’une seule et unique manière de se motiver. Chacun a sa façon de traverser l’hiver en mode healthy et sporty plutôt que pyjama / télé / chips / raclette. Dîtes vous bien que le printemps revient toujours avec ses températures plus douces, son lot de motivation au sport supplémentaire et à l’alimentation équilibrée. D’ici là, restez focus sur votre propre motivation.

Rando et jeûne, une tendance qui tient la route ?

Rando et jeûne, une tendance qui tient la route ?

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C’est un peu le must do de ces dernières années : randonner et jeûner en même temps ! L’intérêt ? Il est grand d’après les pratiquants : bénéficier de l’effet détox du jeûne, mais sans voir fondre sa masse musculaire. Du tout bénef pour les sportives ? Notre reporter est allée vérifier par elle-même…

Prendre un grand bol d’air, reconnecter son corps et son esprit, lâcher prise, se débarrasser du stress, des toxines et de quelques kilos (attention, ils reviennent généralement aussi vite qu’ils sont partis) … Sur le papier, les bénéfices d’un stage jeûne et randonnée sont alléchants. D’ailleurs, de plus en plus de personnes se laissent tenter et les prestataires se multiplient. “En 2012, à mon arrivée en France, nous étions une douzaine d’organisateurs, aujourd’hui nous sommes 70 au sein de la Fédération Francophone Jeûne et Randonnée (FFJR)“, constate Clemens Hesse. Sans compter tous les organisateurs qui ne sont pas labellisés FFJR ! Pas facile donc de s’y retrouver, d’autant qu’il existe plusieurs écoles… et des centres pas toujours très sérieux. Pour ma part, je décide de faire confiance à la FFJR, un gage de qualité incontournable, et j’opte pour un jeûne actif randonnée et yoga qui intègre jus frais et bouillon (jeûne Buchinger).

Des bienfaits réels ?

Bon, pas bon ? Entre les adeptes et les détracteurs du jeûne, c’est souvent la foire d’empoigne ! Pour Clemens Hesse, formé et diplômé de l’Académie allemande du jeûne (FDA), les bénéfices sont nombreux. En mettant son système digestif au repos tout en continuant à bouger, on aide l’organisme à éliminer les toxines (pesticides, médicaments, métaux lourds…) et on profite de 30 % d’énergie récupérée (celle dédiée en principe à la digestion). Pour les sportives, l’effet détox est plus appréciable encore. “Les toxines augmentent les douleurs articulaires”, note le nutritionniste. S’en débarrasser est donc tout bonus, d’autant qu’en même temps on rétablit l’équilibre acido-basique, mis à mal par l’exercice physique… Simple effet placebo ou réel bénéfice physique ? “Les études montrent que quand on jeûne, on a une meilleure régulation de la glycémie. Ce qui peut être intéressant pour les sportifs“, lance de son côté le coach, qui pratique régulièrement l’entraînement à jeun, mais reste plus sceptique sur le jeûne d’une semaine.

Rando et jeûne, oui mais pas n’importe comment

En suivant un stage encadré, qui ne dépasse pas une semaine de jeûne, on ne risque pas sa peau (sauf cas particulier, voir plus bas). Pour autant, quitte à le faire, on le fait bien, ne serait-ce que pour en tirer un maximum de bénéfices. On suit donc les règles d’or et on profite de ce moment pour faire le point : son alimentation, son entraînement, son niveau de stress au quotidien… C’est vraiment l’occasion d’appuyer sur la touche “reset”. Au-delà du jeûne et de la rando, ce qu’il faut chercher dans ce genre de stage, c’est un moment pour soi, pour se reconnecter, mieux se connaître.

En revanche, un jeûne-rando c’est ni pour les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et les ados, les personnes qui souffrent de troubles du comportement alimentaire et toutes celles qui suivent un traitement au long cours…

En clair, on se lance uniquement si on est en bonne santé. “Toutes les personnes en état de fatigue chronique, asthénie, hypotension, tachycardie, troubles de la glycémie et dépression doivent éviter ce genre de stage“, précise le docteur Popesco.

Pour les autres, un petit bilan avant le départ n’est pas superflu. Ne serait-ce que pour traquer les carences éventuelles (fer, vitamines…).

Mon stage au jour le jour !

Notre journaliste Sandrine nous raconte.

JOUR 1

Motivée à bloc, je n’ai mangé que des légumes crus toute la journée comme conseillé dans mon carnet de bord. Le lieu, l’accueil, le groupe, tout invite à la convivialité et à la détente, j’ai presque hâte de ne plus manger.

Ça tombe bien, on commence de suite ! Avec, comme préambule, un petit lavement pour vider les intestins !

JOUR 2

C’est une journée type. Dès 8 heures, on commence par une séance de yoga. On se retrouve ensuite autour d’un jus pressé minute, puis on part en randonnée. Selon les jours, on marchera en moyenne trois heures sur le plateau du Verdon (magnifiques paysages) avec parfois de petits dénivelés bien sentis. Les ateliers (principes du jeûne, nutrition naturelle…) et les soins (shiatsu, réflexologie plantaire, ostéopathie…) ponctuent les après-midi. En fin de journée, après un bouillon léger, on se retrouve à nouveau pour une séance de yoga. Les journées sont donc actives, et c’est tant mieux : on pense moins à manger !

JOUR 3

Les choses se gâtent pour moi. Je ne me sens pas en forme. C’est normal, c’est l’acidose, le moment où l’organisme modifie son métabolisme et commence à puiser dans mes réserves de graisses (chouette). Je suis tentée de zapper le yoga et la rando. J’ai le droit à une cuillerée de “miel d’urgence” et des encouragements bienvenus de l’équipe. Du coup, revigorée psychologiquement, je fais le yoga et la rando : miracle, d’avoir bougé m’a complètement fait oublier les symptômes de l’acidose, je revis (le ventre toujours vide, mais l’œil vif !).

JOUR 4

Je sens clairement que quelque chose se passe en moi ! D’après mes compagnons de fortune, j’ai le teint plus frais (je leur retourne le compliment, ils ont tous bonne mine !), en revanche, j’ai la langue sacrément chargée ! C’est l’effet détox paraît-il, j’évacue les toxines par les muqueuses (bonne nouvelle).

JOUR 5

J’éprouve le besoin de lever un peu le pied…et de me reposer ! Même si je me sens globalement en très bonne forme et que je n’ai pas faim, je pense beaucoup (beaucoup) à la nourriture. Je tiens le coup en me délectant de tous ces restos que je vais faire en revenant !

JOUR 6

C’est bientôt la rupture du jeûne (un fruit est prévu au “dîner”, j’ai choisi une banane). Avec les autres participants, on ne cesse de s’extasier sur les bienfaits de ce stage ! J’ai perdu presque 3 kilos, mais conservé une masse musculaire pratiquement stable (ce n’est pas moi, mais l’impédancemètre qui le dit). Le stage finit sur des notes très positives en ce qui me concerne et, même si je ne pense pas renouveler l’expérience (ne pas manger, pour une gourmande comme moi, c’est dur), ça m’a appris beaucoup sur moi-même.

Les règles d’or pour un jeûne efficace (et sans danger)

AVANT LE JEÛNE

  • On trouve un centre sérieux. Même si les stages “jeûne et rando” ne sont pas donnés (comptez entre 800 et 1 000 € la semaine), il vaut vraiment mieux être correctement encadré. La FFJR vous orientera vers des organisateurs compétents : Ffjr. com
  • On se prépare psychologiquement. Dans l’ensemble, les pratiquants disent ne pas souffrir de la faim. Il n’empêche, ça peut vite tourner à l’obsession de ne plus manger !
  • On adapte son alimentation. Au moins 8 jours avant, on élimine progressivement excitants, produits carnés et sucres.

PENDANT LE JEÛNE

  • On boit. Beaucoup et tout au long de la journée, eau ou tisane (café, thé, sodas et alcool sont interdits !).
  • On adapte son effort. Il ne s’agit pas d’aller courir un marathon pendant le jeûne ! “Si on est sportif à la base et que l’on souhaite se lancer sur un jeûne actif, il faut absolument diminuer l’intensité de l’effort (pas forcément le volume d’ailleurs), c’est-à-dire ne pas dépasser les 60/70 % de la fréquence cardiaque max”, explique Thierry Bredel. Et, évidemment, on fait ça hors saison, pas en pleine préparation physique !
  • On reste à l’écoute. Ça ne va pas ? C’est trop dur ? On avale un petit truc ou on se laisse porter par les encouragements du groupe. Si les désagréments sont trop nombreux, on arrête.

APRÈS LE JEÛNE

  • On ne se rue pas sur le frigo. Il faut prévoir “une reprise alimentaire de plusieurs jours pour reconstituer ses stocks glucidiques avant tout, apporter des acides aminés et des vitamines, des oligoéléments“, prévient le médecin du sport. De son côté, Clemens Hesse préconise de réintroduire progressivement les aliments sur la semaine qui suit (d’abord végétaux et céréales, puis protéines végétales et ensuite animales).
  • On profite de sa zen attitude. C’est peut-être un des bénéfices les plus étonnants ! Cet état zen qui perdure bien au-delà de la fin du stage, on se sent comme porté. Pour ma part, j’ai intégré dans mon quotidien certaines routines apprises pendant le yoga.
  • On ne reprend pas l’entraînement comme une forcenée. “C’est bien de reprendre assez progressivement sur trois semaines, explique le Dr Popesco. En démarrant par des sports portés pendant une semaine, puis reprise progressive du sport d’endurance (running par exemple).”

Merci à nos experts : Clemens Hess, nutritionniste et organisateur de stages jeûne et randonnée

Dr David Popesco, médecin du sport Thierry Bredel, coach sportif

*Stage jeûne, randonnée et yoga, encadré par Clemens Hesse, au Monastère de Ségriès. Chemindelasante.com

Reprendre le sport sans risque

Reprendre le sport sans risque

Vous aimeriez reprendre une activité physique après 15 ans de pause ? Une excellente initiative qui implique toutefois quelques précautions. Avant d’enfiler vos chaussures de sport, faites un check-up santé et écoutez votre corps.

 


Par Lise Bouilly – Santé magazine – Publié  le

https://www.santemagazine.fr/beaute-forme/sport/activites-physiques-forme/reprendre-le-sport-sans-risque-176730


« A part un peu de natation l’été, et du vélo de temps en temps, je ne fais plus vraiment de sport depuis mon adolescence, déplore Barbara, 36 ans. Et je suis tellement rouillée que je repousse toujours le moment de m’y remettre. » L’infernal cercle vicieux se met alors en place. Cessez plutôt de vous interroger sur vos capacités et passez à l’action.

Un capital “souplesse, tonus et muscles” préservé à 90 %

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tempère Christophe Delong, médecin du sport, on ne perd généralement que 10 % environ de son capital “souplesse, tonus et muscles” acquis à l’âge de 15-18 ans ; et ce malgré les grossesses éventuelles et une prise de poids raisonnable. »

Bonne nouvelle : on peut même s’attendre à progresser, davantage en tout cas qu’au lycée où on ne bénéficiait pas forcément du matériel et de l’entraînement adaptés.

Consultez un médecin…

Néanmoins, avant de vous remettre au sport, il peut être utile de passer un certain nombre d’examens médicaux (bilan sanguin, électrocardiogramme, test d’effort…) pour vous assurer qu’il n’existe pas de contre-indications à la pratique d’un sport. A plus forte raison si vous fumez, faites de l’hypertension artérielle, avez du cholestérol, un diabète mal équilibré, des douleurs particulières (articulaires, lombalgie… ) ou si vous souffrez de troubles cardiaques.

Apprenez à ressentir votre corps

Première étape avant de vous inscrire dans un club de tennis ou de fitness : apprenez à ressentir à nouveau votre corps, en réveillant doucement vos muscles, sans essoufflement ni douleurs.

Dans ce cadre, les disciplines adaptées sont la marche à pied, la natation et le stretching. Après quinze jours d’une pratique régulière, au moins une heure et demie par semaine, vous pourrez passer à des exercices plus soutenus : danse, sport en salle, tennis…

Ne vous découragez pas

Pour en tirer profit, ne laissez jamais s’écouler plus de cinq jours entre deux séances. « Il ne faut pas se décourager si on a le souffle coupé les premiers temps, informe le Dr Delong. Le souffle est corrélé à la condition musculaire, et les deux vont rapidement s’améliorer avec la pratique. »

Appréciez les bienfaits du sport

Tonus, meilleure humeur, impression de légèreté : les bénéfices liés à l’activité sportive apparaissent après trois semaines de pratique. Les sensations de “souffle coupé” que vous aviez ressenties lors des premiers entraînements se transforment alors en “second souffle”.

Avec, à la clé, une sensation de bien-être et de plaisir liée à l’activation de neurotransmetteurs (endorphines, sérotonine, dopamine…) favorables à l’humeur.

Sur le plan musculaire, force et endurance sont optimisées, la fibre musculaire “travaillant” au bout de vingt-cinq minutes de pratique. Le corps gagne aussi peu à peu en souplesse, à condition de faire des échauffements et des étirements avant et après chaque séance.