Épaule douloureuse : et si c’était une capsulite ?

Épaule douloureuse : et si c’était une capsulite ?

 

Vous avez du mal à lever un bras, à vous habiller, votre épaule se bloque au moindre mouvement… vous souffrez probablement d’une capsulite rétractile. Souvent confondue avec une tendinite, la capsulite de l’épaule est pénible. Il faut être patient, mais on en guérit. Causes, symptômes et traitements : les explications d’un rhumatologue et d’un kinésithérapeute.

 

Santé magazine – publié le 11 février 2019

https://www.santemagazine.fr/sante/maladies/maladies-des-os-et-des-articulations/epaule-douloureuse-et-si-cetait-une-capsulite-336144

Les différentes phases d’une capsulite rétractile

La maladie évolue en plusieurs phases, le processus pouvant s’étaler sur plusieurs mois, parfois deux ans.

  • Au début, des douleurs d’intensité modérée apparaissent au niveau de l’épaule, lors de gestes banals. « C’est une phase d’incertitude », selon le Dr Éric Noël. À ce stade, les douleurs peuvent être confondues avec celles d’une tendinite et traitées comme telle. Conséquence : le patient continue à mobiliser son articulation sans précaution, ce qui ne fait qu’aggraver la douleur.
  • Au bout de quelques semaines ou quelques mois, il entre dans la phase “chaude” de la maladie. La capsule, l’enveloppe de l’articulation, s’enflamme. La douleur s’intensifie, jour et nuit, et l’épaule commence à se bloquer. « La zone touchée est très innervée, et c’est pour cela que l’inflammation est si douloureuse », observe Frédéric Srour, kinésithérapeute.
  • Cette inflammation va ensuite disparaître pour laisser la place à une raideur très gênante de l’épaule. Il devient impossible de se coiffer ou d’agrafer son soutien-gorge. Cette phase “froide” s’explique par une perte d’élasticité, une fibrose et une rétraction de la capsule. Les examens d’imagerie (radio ou échographie) ne montrent rien d’anormal. Mais lorsque le médecin mobilise le bras du patient, il constate un blocage dans toutes les directions.

Les causes d’une capsulite souvent mal cernées

Les causes d’une capsulite ne sont clairement identifiées que dans 50 % des cas. Elle peut se déclencher après un traumatisme de l’épaule ou la prise de certains médicaments (barbituriques, trithérapies du VIH…).

Autres facteurs favorisants : le diabète, les maladies de la thyroïde, une opération du sein avec curage ganglionnaire ou encore une intervention chirurgicale au niveau de la cage thoracique. Enfin, les capsulites surviennent souvent dans un contexte de stress, sans que l’on sache si l’anxiété est la cause ou la conséquence.

80 à 85 % des patients souffrant de capsulite de l’épaule sont des femmes. Les symptômes apparaissent le plus souvent entre 45 et 55 ans.

Traiter l’inflammation par des infiltrations

La capsulite se soigne en deux temps. « Il faut d’abord soulager le patient et, ensuite, assouplir l’épaule », détaille le Dr Noël.

En priorité, l’inflammation est traitée par des infiltrations de corticoïdes dans l’articulation. Deux séances (parfois trois), sous contrôle radiographique, sont nécessaires, chacune à deux ou trois semaines d’intervalle. Pour ne pas réveiller la douleur, il faut alors ménager son épaule, sans l’immobiliser. Des exercices d’étirements sont conseillés.

Rééduquer l’épaule

Une fois la douleur calmée, la rééducation peut commencer. Le but : récupérer la mobilité de l’articulation. « On combine des mobilisations manuelles, des étirements et, progressivement, un renforcement musculaire », explique Frédéric Srour.

Des séances de balnéothérapie dans une eau à 34-35 °C peuvent également aider à remobiliser son bras en douceur.

La reprise du sport se fera progressivement, en suivant les conseils du kinésithérapeute. Mais une joueuse de tennis ou de badminton, deux sports qui mobilisent fortement l’épaule, devra faire preuve de patience avant de retrouver le même niveau.

La capsulite guérit presque toujours, bien qu’elle puisse laisser des séquelles de raideurs et, parfois, toucher l’autre épaule. Jamais deux fois la même. « Le traitement est long, mais il s’agit d’une pathologie bénigne », rappelle systématiquement Frédéric Srour à ses patients. 

Jean-François Lajeunesse, courir pour revivre

Jean-François Lajeunesse, courir pour revivre

 

La course à pied lui a sauvé la vie.


Durant plus de vingt ans, Jean-François Lajeunesse a vécu l’enfer. Alcoolique, obèse et sans-abri, il a cru tout perdre. Heureusement, le running, sa passion d’enfance, lui a sauvé la vie. Récit.

La course à pied comme passion

Sa voix est douce et calme, son ton enjoué. Au téléphone, Jean-François Lajeunesse, 62 ans, paraît être un homme apaisé. Il a retrouvé, après une vingtaine années chaotiques, sa passion d’antan : la course à pied. Ce sport, il le découvre dans le courant des années 1960, dans le club de l’ASPTT de Lille. Il côtoie à cette époque des grands noms de l’athlétisme et surtout celui qui deviendra une forme de père spirituel pour lui : Michel Bernard, triple finaliste olympique sur 1500 m et 5000 m. L’idole du Nord et l’adolescent apprennent à se connaitre et leur relation «restera gravée à jamais» dans la mémoire de Jean-François.

« N’étant pas très heureux dans ma famille, je cherchais une sorte de modèle. Michel était authentique, entier et il représentait le provincial qui ferraille contre le parisianisme de Michel Jazy (son grand rival de l’époque). Comme je me suis absenté longtemps de la course, plus le temps passe et plus je me raccroche à ces souvenirs-là», se remémore-t-il.

La descente aux enfers

De 1979 à 2003, Jean-François Lajeunesse se détourne de la course pour une vie plus dissolue : «J’avais un côté festif et je pensais avoir du talent, donc j’écrivais des textes, j’ai fait des petits spectacles, des animations commerciales, j’étais une sorte de saltimbanque. J’ai rencontré Gainsbourg, Escudero, Henri Tachan… À cette période, je vivais la nuit.»

Mais sans prévenir, ces nuits mondaines font de Jean-François le bon vivant, Jean-François l’alcoolique. «Je cherchais toutes les occasions pour boire un verre, j’ai fait jusqu’à 107 kilos, l’alcool était ma seule préoccupation. Je me suis séparé de ma femme, je me suis retrouvé à la rue, je buvais de l’alcool à 90 degrés dans mon café et je dormais avec une bouteille au pied de mon lit», énumère-t-il stupéfait, comme s’il parlait d’un autre.

La renaissance

Mais la course va resurgir dans sa vie. En 2003, Jean-François vit seul dans un logement social à Port Boyer, un quartier de Nantes, et son fils lui rend visite. L’électrochoc, comme il l’appelle, intervient alors sans explication. Son fils évoque un footing qu’il a fait avec son oncle, et Jean-François réalise : «Quand il est parti, je me suis assis sur une banquette et je me suis effondré en larmes. Je me suis dit que je courais quand j’étais jeune, que j’avais connu Michel Bernard, Boxberger, Mimoun, les plus grands coureurs français… et que j’étais incapable d’accompagner mon fils courir. À cet instant je me suis dit : tu arrêtes tout et tu te remets à courir. Vous imaginez quelqu’un qui fume quarante cigarettes par jour et qui pèse 107 kilos… J’ai tout arrêté, sans un cachet, sans rien, en quinze jours.»

Jean-François met alors trois ans d’entraînements quotidiens pour être à nouveau au départ d’une course : le 10 kilomètres de Rezé (Loire-Atlantique). Ce retour dans les pelotons le rend naturellement nostalgique et il appelle Michel Bernard, avec qui il gardera un contact régulier jusqu’à son décès le 14 février 2019. Cette première course, il la réalise en 58 minutes, alors qu’aujourd’hui ses records sont de 39 minutes 55 secondes au 10 km, 1 heure 27 minutes au semi de Nuaillé, et 3 heures 22 minutes au marathon de Nantes en 2011.

Jean-François Lajeunesse sera au départ du semi-marathon d'Orvault ce dimanche.
Jean-François Lajeunesse sera au départ du semi-marathon d’Orvault ce dimanche.

Son poids est lui retombé à 69 kilos. Pas étonnant quand on sait qu’il court tous les matins plus de 10 kilomètres. Il a aussi pu courir avec son fils, lors de footings ou de courses officielles.

Sa force est aujourd’hui de savoir que, loin d’avoir tout réussi dans sa vie, il est maintenant heureux. C’est pourquoi il a écrit son deuxième livre, appelé « Des Foulées pour Renaître », sorti le 2 mars 2018 aux éditions Coiffard. «Si quelqu’un comme moi peut servir d’exemple, et si ce livre peut redonner envie de vivre à des gens, alors ça vaut le coup», glisse-t-il avec pudeur.

 

Les 16 fruits et légumes de mars

Les 16 fruits et légumes de mars

Par Charlotte de Yuka – Publié le 07 mars 2019

Le mois de mars annonce l’arrivée des beaux jours. Le printemps s’installe doucement, et avec lui les nouveaux fruits et légumes de saison.  Découvrez les fruits et légumes à déguster et cuisiner au mois de mars  !

Les fruits de mars

La pomme est très riche en fibres et en antioxydants. Attention, c’est un des fruits les plus traités ! Les antioxydants se trouvant dans la peau, il faut donc privilégier une pomme biologique.
La poire est également source de fibres. Elle contient des vitamines C et K ainsi que des minéraux aux propriétés antioxydants. Tout comme la peau, choisissez la bio pour pouvoir consommer la peau.
L’avocat est source d’acides gras mono-insaturés (oméga-9) qui aident à prévenir les maladies cardio-vasculaires, et à lutter contre les conséquences du diabète.
Le kiwi est riche en antioxydants, il contribue à protéger des effets de la pollution, des pesticides ou du tabac. Il contient 2 fois plus de vitamine C que l’orange et boost nos défenses immunitaires.
Le pamplemousse est un agrume phare, il est riche en flavonoïdes qui protègent des maladies cardio-vasculaires, possède des propriétés anti-inflammatoires et aurait une action contre le cancer.
L’orange, de la même famille que le pamplemousse, est riche en vitamine C. La vitamine C a une fonction antioxydante, aide à absorber le fer, et contribue au renforcement des tissus et des os.

Les légumes de mars

Le céleri rave a des propriétés anti-inflammatoires et joue une action dans la prévention du cancer grâce à sa teneur en flavonoïdes.
Le chou-fleur est riche en vitamines : B9, B5, K et C. Il aide à lutter contre les infections telles que le rhume.
Le cresson est riche en vitamine A, il a une action bénéfique pour la vision. Il aiderait également à diminuer les risques de cancers.
La carotte est notre légume préféré chez Yuka 🙂 C’est une grande source de bêta-carotène, qui lui donne sa belle couleur orange, et qui permet de prévenir les maladies cardiovasculaires et cancers. Elle est aussi riche en vitamine A.
Le brocoli, est riche en glucosinolates qui ont une action dans la protection de certains cancers comme le cancer du poumon ou le cancer colorectal.
Le navet est riche en vitamines, notamment C, B9 et B6. Il est également une source de calcium et de potassium nécessaire à la bonne santé des os.
L’endive est une bonne source de vitamine B9, vitamine pour laquelle les carences sont fréquentes. Elle contient aussi de l’acide chicorique qui a des propriétés antioxydantes.
Le poireau est très riche en fibres, qui facilitent le transit, jouent un rôle protecteur sur les cancers digestifs et permettent de réduire la charge glycémique du repas.
Les épinards sont aussi riches en vitamine B9 et en vitamine C. Il ne sont en revanche pas aussi riches en fer que le laisse entendre Popeye.
Le chou apporte de la vitamine C et du sélénium, qui ont tous les deux un rôle antioxydant bénéfique dans la prévention du cancer et des maladies cardio-vasculaires.

Senior : combien faut-il d’exercice pour être en bonne santé ?

Senior : combien faut-il d’exercice pour être en bonne santé ?

 

 

Par Elena Bizzotto – Santé magazine – Article mis à jour le

https://www.santemagazine.fr/beaute-forme/sport/activites-physiques-forme/senior-combien-faut-il-dexercice-pour-etre-en-bonne-sante-337112

Après 65 ans, il n’est pas facile de trouver l’énergie pour bouger régulièrement. Mais une activité physique, même modeste, apporte de nombreux bénéfices à la fois sur le plan physique et mental. Découvrez quelques clés pour sortir de la sédentarité et retrouver une bonne santé.

 

L’exercice physique est essentiel pour vieillir en bonne santé. En pratiquant au moins 2 h et demie d’exercice d’intensité modérée par semaine, il serait possible de réduire les risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension artérielle, de dépression, d’AVC, de diabète de type 2, de cancer et de diminution de la fonction cognitive. Or, à partir de 65 ans, de nombreuses personnes ont tendance à glisser vers la sédentarité, pour des raisons variées.

Mais si la barre des 2-3 heures de sport semble décourageante, de nombreuses études montrent à quel point il est important de la respecter. Des travaux réalisés en janvier 2019 et cités par Consumer Reports suggèrent que même des sessions d’exercice très courtes mais intenses peuvent être bénéfiques pour la santé cardiovasculaire. Seulement 30 minutes de marche chaque matin permettent de maintenir une tension artérielle basse pendant la journée.

Ajuster le rythme

Une autre étude a révélé que les personnes âgées qui font de l’exercice au moins 30 minutes par jour réduisent leur risque de maladie cardiovasculaire de 14% par rapport aux personnes inactives. Une petite activité compte, l’essentiel consiste à lutter contre la sédentarité, associée au décès prématuré, quelle qu’en soit la cause.

De modestes quantités d’activité peuvent également avoir un effet bénéfique sur la santé mentale. Des chercheurs ont découvert qu’une heure d’exercice par semaine suffit déjà pour lutter contre la dépression, et de petites quantités d’activité physique peuvent réduire les risques de démence. A chacun son rythme : des sessions d’exercice courte et intenses seraient aussi efficaces que des séances plus longues et modérées. Même en souffrant de maladies coronariennes, l’exercice sous contrôle médical est vivement conseillé.

Comment faire pour s’y mettre ? Commencez par la marche. Cette pratique sous-estimée est probablement la plus efficace pour de nombreuses personnes. Marchez à votre rythme, puis augmentez le temps et l’intensité au fur et à mesure que vous vous sentez plus en forme. Vous pouvez également fractionner les entraînements : bouger 10 minutes deux à trois fois par jour est un excellent début.