Une chaussure de running 100 % recyclable va voir le jour d’ici à 2021

Une chaussure de running 100 % recyclable va voir le jour d’ici à 2021


Cette chaussure de running 100 % recyclable sera disponible courant 2021 et aura une durée de vie quasi infinie.

La semelle et le reste de la chaussure sont fondus ensemble grâce à la chaleur. (Adidas)

D’ici deux ans, une chaussure de running 100 % recyclable va voir le jour. C’est en tout cas ce qu’a annoncé Adidas, ce mercredi, à New York. Cette petite révolution pour le running écologique portera le nom de « Futurecraft Loop » et sera composée d’un unique matériau entièrement recyclable, le TPU (Polyuréthane thermoplastique). La marque aux trois bandes a également déclaré que la « Futurecraft Loop » sera conçue sans colle, qu’elle sera de « haute performance » et qu’elle aura une durée de vie quasi infinie du fait de son modèle de fabrication circulaire. Une paire trop usée pourra être rapportée en magasin, pour y être lavée, broyée, puis fondue afin d’en concevoir une nouvelle.

(Adidas)

(Adidas)

Une première génération de la « Futurecraft Loop » a déjà été distribuée à 200 influenceurs de différents pays, afin qu’ils la testent sur l’année 2019. Leurs retours serviront à l’amélioration de la version finale, prévue pour 2021. Dans le même temps, 11 millions de ces paires réalisées grâce à la technologie Parley vont être produites cette année.

Une nouvelle initiative signée Adidas x Parley

Depuis 2015, Adidas travaille avec la fondation « Parley For The Oceans », qui cherche à sensibiliser la population à la pollution plastique. Leur collaboration a depuis débouché sur différents modèles de baskets comme l’Adidas Ultra Boost, composée à 85 % de Parley Ocean Plastic, un textile fabriqué exclusivement à partir de plastique recyclé récupéré dans les océans. Les deux entités avaient aussi lancé une course contre la pollution plastique en juin 2017, appelé «Run for the Oceans».

 

Marathon de Paris : nos conseils pour bien choisir ses chaussures

Marathon de Paris : nos conseils pour bien choisir ses chaussures

Choisir une chaussure de running adaptée à son profil requiert la prise en compte de certains critères indispensables. Avant le Marathon de Paris, dimanche 14 avril 2019, on vous conseille.

Les chaussures, un allié de taille dans la course à la performance. (L’Equipe)

Pour pratiquer le running de manière efficace et sans danger, il faut se doter d’une paire de chaussures qui vous convient. Différents facteurs doivent être pris en compte. Si la taille et le confort jouent un rôle important, le type de foulée et la forme physique entrent également en compte. Dans tous les cas, la sécurité doit prendre le pas sur l’esthétique : même si vous êtes un coureur minimaliste… Les explications de notre spécialiste Nassima Chabouni (Brevet d’Etat d’éducateur sportif en athlétisme) pour trouver chaussure à votre pied.

La foulée : quel coureur suis-je ?

Il existe trois types de foulée en course à pied, soit trois façons de courir différentes. «On est dit “universel” lorsque l’on court normalement, c’est-à-dire sans particularité, “pronateur” quand les jambes rentrent vers l’intérieur (en “chasse-neige”) et “supinateur” quand on court quasiment sur l’extérieur des pieds et que l’on ronge la partie externe des chaussures», explique Benjamin Malaty, marathonien français.

Chaque chaussure est donc constituée de telle manière à s’adapter à la foulée de chacun et à “rééquilibrer” la position du pied grâce à des renforts présents en interne.

Lors des courses, les chaussures font la différence. (Hans Christiansson / Shutterst/D.R)


Choisir ses chaussures de course en fonction de sa morphologie et de sa corpulence

Les chaussures de running “femme” sont différentes des chaussures “homme”, tout simplement parce que leur morphologie diffère. Il faut également prendre en compte la corpulence. Généralement, on aura un classement en trois catégories pour les hommes : les – de 75 kilos, les 75-85 kilos et les + de 85 kilos. Chez les femmes : les + ou les – de 60 kilos.

Par exemple, si un homme pèse plus de 85 kilos et qu’il choisit une chaussure adaptée à un moins de 75 kilos, le risque est une usure prématurée de l’amorti et donc, un amorti qui finit par disparaître. Les articulations sont alors mises à rude épreuve, il n’y a plus de support pour absorber les chocs, d’où l’apparition de douleurs voire de blessures.

Enfin, il faut toujours prendre une pointure au-dessus de votre paire habituelle parce que lors de la course à pied, avec la chaleur et l’effort, le pied à tendance à gonfler et la voûte plantaire à s’écraser. Une fois vos chaussures enfilées pour votre pratique de la course à pied, n’oubliez pas de bien les entretenir.

Quelle est ma pratique de la course à pied ?

Différents éléments sont à prendre en compte pour définir sa pratique comme la fréquence et la durée des séances d’entraînement. Ainsi, on pourra déterminer si l’on est un coureur occasionnel, régulier ou intensif et quels sont nos besoins. Les chaussures de running doivent être adaptées aux courses que vous faîtes (5km, 10km, semi ou marathon) et donc à la quantité d’entraînement que cela nécessite.

Pour un coureur occasionnel, on recherchera en priorité le confort et l’amorti ; pour un coureur régulier, la stabilité entre aussi en compte alors que le dynamisme est crucial pour un coureur intensif. Enfin, le type de terrain sur lequel on court doit également être pris en compte : route, chemin ou pleine nature. Un coureur de 10km sur route n’aura pas les mêmes chaussures qu’un habitué du trail. Qu’importe votre niveau en course à pied, l’important est de bien se sentir dans ses baskets.

Running : il devient le premier aveugle à boucler le semi-marathon de New York guidé par ses chiens

Running : il devient le premier aveugle à boucler le semi-marathon de New York guidé par ses chiens


L’Américain Thomas Panek est devenu dimanche le premier aveugle à terminer les 21 kilomètres du semi-marathon de New York en étant guidé par trois chiens.

Thomas Panek est devenu le premier aveugle à terminer un semi-marathon. (Craig Barritt)

Habitué des marathons avec des guides, Thomas Panek a cette fois-ci bouclé le semi-marathon de New York accompagné… de ses chiens. Trois labradors retrievers (Westley, Waffle et Gus) se sont relayés le long du parcours de Big Apple. Premier aveugle à terminer un semi sans guide humain, l’Américain a terminé le parcours en 2 heures 20 minutes et 51 secondes.

Vidéo intégrée

« Cela n’a jamais eu aucun sens pour moi de laisser mes chiens guides à la maison alors que je m’apprêtais à courir. Ils aiment se promener et moi aussi alors j’ai cessé de me plier aux normes et ai commencé à les emmener avec moi en me disant pourquoi pas. » explique, avec sagesse, le sportif américain qui a perdu la vue il y a plus de vingt ans.

Jean-François Lajeunesse, courir pour revivre

Jean-François Lajeunesse, courir pour revivre

 

La course à pied lui a sauvé la vie.


Durant plus de vingt ans, Jean-François Lajeunesse a vécu l’enfer. Alcoolique, obèse et sans-abri, il a cru tout perdre. Heureusement, le running, sa passion d’enfance, lui a sauvé la vie. Récit.

La course à pied comme passion

Sa voix est douce et calme, son ton enjoué. Au téléphone, Jean-François Lajeunesse, 62 ans, paraît être un homme apaisé. Il a retrouvé, après une vingtaine années chaotiques, sa passion d’antan : la course à pied. Ce sport, il le découvre dans le courant des années 1960, dans le club de l’ASPTT de Lille. Il côtoie à cette époque des grands noms de l’athlétisme et surtout celui qui deviendra une forme de père spirituel pour lui : Michel Bernard, triple finaliste olympique sur 1500 m et 5000 m. L’idole du Nord et l’adolescent apprennent à se connaitre et leur relation «restera gravée à jamais» dans la mémoire de Jean-François.

« N’étant pas très heureux dans ma famille, je cherchais une sorte de modèle. Michel était authentique, entier et il représentait le provincial qui ferraille contre le parisianisme de Michel Jazy (son grand rival de l’époque). Comme je me suis absenté longtemps de la course, plus le temps passe et plus je me raccroche à ces souvenirs-là», se remémore-t-il.

La descente aux enfers

De 1979 à 2003, Jean-François Lajeunesse se détourne de la course pour une vie plus dissolue : «J’avais un côté festif et je pensais avoir du talent, donc j’écrivais des textes, j’ai fait des petits spectacles, des animations commerciales, j’étais une sorte de saltimbanque. J’ai rencontré Gainsbourg, Escudero, Henri Tachan… À cette période, je vivais la nuit.»

Mais sans prévenir, ces nuits mondaines font de Jean-François le bon vivant, Jean-François l’alcoolique. «Je cherchais toutes les occasions pour boire un verre, j’ai fait jusqu’à 107 kilos, l’alcool était ma seule préoccupation. Je me suis séparé de ma femme, je me suis retrouvé à la rue, je buvais de l’alcool à 90 degrés dans mon café et je dormais avec une bouteille au pied de mon lit», énumère-t-il stupéfait, comme s’il parlait d’un autre.

La renaissance

Mais la course va resurgir dans sa vie. En 2003, Jean-François vit seul dans un logement social à Port Boyer, un quartier de Nantes, et son fils lui rend visite. L’électrochoc, comme il l’appelle, intervient alors sans explication. Son fils évoque un footing qu’il a fait avec son oncle, et Jean-François réalise : «Quand il est parti, je me suis assis sur une banquette et je me suis effondré en larmes. Je me suis dit que je courais quand j’étais jeune, que j’avais connu Michel Bernard, Boxberger, Mimoun, les plus grands coureurs français… et que j’étais incapable d’accompagner mon fils courir. À cet instant je me suis dit : tu arrêtes tout et tu te remets à courir. Vous imaginez quelqu’un qui fume quarante cigarettes par jour et qui pèse 107 kilos… J’ai tout arrêté, sans un cachet, sans rien, en quinze jours.»

Jean-François met alors trois ans d’entraînements quotidiens pour être à nouveau au départ d’une course : le 10 kilomètres de Rezé (Loire-Atlantique). Ce retour dans les pelotons le rend naturellement nostalgique et il appelle Michel Bernard, avec qui il gardera un contact régulier jusqu’à son décès le 14 février 2019. Cette première course, il la réalise en 58 minutes, alors qu’aujourd’hui ses records sont de 39 minutes 55 secondes au 10 km, 1 heure 27 minutes au semi de Nuaillé, et 3 heures 22 minutes au marathon de Nantes en 2011.

Jean-François Lajeunesse sera au départ du semi-marathon d'Orvault ce dimanche.
Jean-François Lajeunesse sera au départ du semi-marathon d’Orvault ce dimanche.

Son poids est lui retombé à 69 kilos. Pas étonnant quand on sait qu’il court tous les matins plus de 10 kilomètres. Il a aussi pu courir avec son fils, lors de footings ou de courses officielles.

Sa force est aujourd’hui de savoir que, loin d’avoir tout réussi dans sa vie, il est maintenant heureux. C’est pourquoi il a écrit son deuxième livre, appelé « Des Foulées pour Renaître », sorti le 2 mars 2018 aux éditions Coiffard. «Si quelqu’un comme moi peut servir d’exemple, et si ce livre peut redonner envie de vivre à des gens, alors ça vaut le coup», glisse-t-il avec pudeur.