Running : les motivations des coureurs en chiffres

Running : les motivations des coureurs en chiffres

Pour aller courir, il faut un minimum de motivation. (Alexis Berg/L’Équipe)

La plateforme de sport connectée Strava a dévoilé une étude mondiale destinée à comprendre les motivations des pratiquants de la course à pied. Retour en chiffres.

La plateforme de sport connectée Strava a publié une étude mondiale, Why We Run, réalisée auprès de 25 000 coureurs de neuf pays d’Amérique du Nord, du Sud, d’Asie et d’Europe. L’objectif ? Comprendre les motivations des coureurs à pratiquer la course à pied. En France, on court principalement pour atteindre ses objectifs, et majoritairement avec des amis ou des collègues de travail.

30

Déclarent avoir débuté la course à pied pour surmonter une épreuve personnelle.

67

Le pourcentage de Français qui choisissent le matin pour courir pendant le week-end, alors que les sorties en semaine se passent plutôt l’après-midi (pour 35 %). En général, 78 % des adeptes du running courent le matin (28 % l’après-midi et 24 % le soir).

22

Aiment prévoir l’itinéraire de leur course.

45

Le réveil qui sonne le matin, un calvaire ? 45 % déclarent « le tolérer » quand une sortie running est prévue au lever, quand 8 % disent l’adorer et 5 % le détester.

15

15 % courent par culpabilité, 41 % pour atteindre un objectif et 39 % par habitude. Les Français courent à 55 % pour atteindre leurs objectifs.

30

Dans quel but courir ? 30 % des coureurs ont affirmé vouloir une meilleure image d’eux-mêmes. En Allemagne, ils sont 47 %, bien plus qu’aux États-Unis (34 %) ou en France (21 %). 22 % des Brésiliens citent la peur de tomber malade comme raison de courir (seulement 3 % en France et 2 % aux États-Unis). Au Japon, 15 % sont motivés par l’idée de se sentir moins stressé (6 % en France).

39

39 % aiment aller prendre un verre ou manger après la course.
 

Yoga : quels bienfaits sur le running ?

Yoga : quels bienfaits sur le running ?

Le yoga permet de gagner en confort pendant vos runs et d’éviter certaines blessures. (DR)

 

Beaucoup se posent des questions sur l’intérêt de combiner le yoga à la course à pied. Pourtant, l’association de ces deux pratiques vous permettra de gagner en confort pendant et après vos runs, et d’éviter certaines blessures.


Faire du yoga pour prévenir les blessures

Vous courez régulièrement ? Peut-être avez-vous un objectif de course dans les mois à venir ? Vous alternez régulièrement sorties longues et fractionnés ? Alors déroulez votre tapis : vous avez besoin de vous mettre au yoga ! Et oui car le running c’est assez violent pour le corps. Chaque foulée procure plein de micros impacts qui mettent à rude épreuve les genoux, les chevilles et le bas du dos. C’est encore plus vrai si vous courez sur du bitume plutôt que sur des sentiers.

Et je ne parle même pas des mauvaises habitudes dans les postures de course (genoux rentrés vers l’intérieur, dos voûté…) qui favorisent clairement les accidents sur le long terme. Faire du yoga en complément du running c’est donc très intéressant pour prévenir les risques de blessures. Les postures enchaînées vont favoriser l’alignement du corps et corriger les éventuels déséquilibres causés par le running. Vous gagnerez en même temps en agilité et en amplitude de mouvements ce qui rendra votre course beaucoup plus confortable.

Faire du yoga permet de prévenir certaines blessures. (DR)

S’étirer et allonger ses muscles grâce au yoga

Votre posture est bonne, vos chaussures possèdent un bon amorti et vous n’avez jamais été blessé ? Mettez-vous quand même au yoga ! Et oui parce que vous sollicitez toujours les mêmes muscles quand vous courez, et à force de contractions répétées, ces derniers finissent par se raccourcir et se durcir. La solution ? S’étirer mon capitaine ! Les étirements sont la clé d’un corps en bonne santé et d’une mobilité durable.

Le yoga va étirer et allonger vos muscles, notamment ceux qui sont le plus souvent contractés comme les quadriceps, les mollets ou les ischio-jambiers. Vous allez gagner en souplesse et renforcer l’élasticité de vos articulations. Quand on sait que l’impact d’une foulée équivaut à 3,5 fois le poids de son corps, ça donne envie de prendre soin de ses articulations ! Et c’est pareil pour le dos, les impacts se répercutent principalement au niveau des vertèbres et des lombaires. La posture du chien tête en bas par exemple est idéale pour un étirement long et progressif du dos et des épaules, tout comme la charrue.

Développer son souffle et son cardio

« Je débute et j’ai du mal à trouver mon souffle » : c’est parfaitement normal d’avoir des difficultés à respirer dans les débuts, surtout si vous n’avez jamais fait de sport cardio auparavant. Votre corps doit s’habituer à ce nouvel effort. En revanche, vous pouvez l’aider à trouver son rythme grâce au yoga. Comme dans le running, la respiration est centrale dans le yoga, c’est la base de la pratique. Avec le yoga, on prend conscience de notre respiration, on maîtrise mieux notre souffle et on apprend à l’utiliser efficacement quand on court.

Le yoga NIDRA est top pour s’initier à cette respiration appelée « pranayama » en jargon yogi. C’est un yoga doux et lent qui se focalise beaucoup sur l’écoute de la respiration, pas mal si vous avez l’impression de ne pas savoir respirer comme il faut pendant l’effort, ou d’être tout le temps perdu dans les inspirations / expirations. Si les cours collectifs ne vous emballent pas, vous pouvez essayer chez vous ou au bureau : posez vos mains sur votre ventre. Inspirez profondément par le nez et ressentez votre ventre se gonfler comme un ballon de baudruche. Expirez longuement par le nez. Vos mains s’abaissent en même temps que vos poumons se vident. À répéter plusieurs fois.

Les étirements sont la clé d’un corps en bonne santé et d’une mobilité durable. (DR)

« Je ne progresse plus malgré un entraînement régulier » : toujours le même parcours, la même distance, à la même heure… et voilà, le corps s’habitue, vous ne progressez plus ! L’organisme finit par rester dans sa zone de confort et la seule solution pour y remédier c’est de varier les entraînements, d’aller chercher un peu plus loin en intensité.

Alors forcément, c’est dur ! Votre corps subit, vous crachez vos poumons, votre coeur s’emballe à 1 000 à l’heure… Le yoga va vous aider à mieux gérer ces nouveaux rythmes en gagnant en capacité cardio-vasculaire. Des postures comme le cobra, le chameau ou le poisson favorisent l’amélioration de la respiration grâce à l’assouplissement et l’ouverture de la cage thoracique. Coupler sa pratique du running au power yoga est également très bon pour gagner en fluidité et en cardio. Ultra dynamique dans les flows, on travaille énormément les muscles et le coeur.

« Et concrètement, ça change quoi un meilleur souffle ? » : ça change tout ! D’abord la maîtrise du souffle va être hyper utile pour mieux gérer vos sorties running. Si vous faites du trail, vous allez appréhender les dénivelés et variations de terrain avec beaucoup plus de facilité dans la respiration. Vous allez mieux contrôler votre souffle en cherchant à allonger votre respiration dans les descentes pour récupérer activement les efforts produits dans les montées.

Le yoga pour booster ses performances de course

Je suis sûre que vous avez déjà connu cette sensation de duel mental qui se joue dans votre tête pendant l’effort. Vous vous retrouvez à négocier avec vous-même : « allez, plus que 2 km et j’arrête », « j’en peux plus, j’abandonne, tant pis… ». Tous les coureurs ont déjà connu ça. Le running c’est un sport basé sur le dépassement de soi. Tout se passe dans la tête. Et certains jours, c’est plus difficile à gérer que d’autres ! Moi aussi parfois j’ai cette petite voix dans la tête qui me souffle que je ferais mieux de rester au chaud plutôt que de chausser mes baskets…

Le yoga vous permettra de booster vos performances de course. (DR)

Se forger un mental d’acier

En revanche, le yoga m’aide à dépasser ces pensées parasites grâce à l’écoute active et la pleine conscience. C’est génial pour se forger un mental d’acier ! Personnellement, je suis également plus concentrée sur ma foulée et ma respiration depuis que je pratique le yoga régulièrement. Ce qui laisse moins de place à la petite voix intérieure  !

En quelque sorte, le yoga contre cet état d’esprit négatif en nous ramenant aux fondamentaux : les sensations physiques, les ressentis réels, immédiats. On est aussi plus conscients de nos capacités, on se fait confiance et on deale mieux avec nos émotions. C’est super utile par exemple pendant une course ou une compétition pour gérer les coups durs et vous remotiver quand vous avez envie de tout lâcher. Cela permet à la fois de repousser ses limites, sans pour autant les outrepasser. Et ça c’est très cool !

Prendre conscience de ses forces et faiblesses

Le yoga c’est aussi mieux connaître son corps, ses forces et ses faiblesses. Plus on sait écouter son corps, plus on est capable de réagir par rapport à la situation et éviter les blessures inutiles. Ça responsabilise. Bien souvent vous vous blessez quand vous avez voulu aller trop loin dans l’effort. Quand vous ne vous êtes pas assez écouté.

Le mental c’est clairement la dimension la plus forte du yoga, mais c’est aussi la plus complexe à appréhender dans les débuts. On ne comprend pas toujours ce que raconte la prof, ni les postures qu’on fait… Mais petit à petit, on se surprend à respirer plus calmement, à prendre du recul, à s’écouter davantage et à respecter ses sensations.

Cela demande un peu de temps, mais ça en vaut vraiment la peine. C’est puissant ! C’est votre capital santé pour poursuivre durablement votre pratique du running sans risque !

Running : courir fait-il maigrir ?

Running : courir fait-il maigrir ?

Il n’est pas nécessaire de faire de longues distances, il suffit de créer une régularité dans votre entraînement. (DR )

« Courir fait-il maigrir ? », il n’y a pas qu’une seule réponse pour tout le monde. Pourquoi courir fonctionne pour certains et n’agit pas sur le poids pour d’autres ? Voici quelques éléments explicatifs pour vous aider à démêler le vrai du faux.


Cas n°1 : Quand on n’a pas fait de sport depuis très longtemps : OUI, courir fait mincir

Une blessure vous a forcé à mettre un stop à votre activité physique ? Une ou plusieurs ? Ou un simple manque de motivation ? Arrêter le sport pendant quelque temps arrive même aux plus actifs d’entre nous. La course à pied peut être le sport de reprise idéal.

Lorsque vous décidez de vous (re)mettre au running en douceur, votre métabolisme est réactivé en profondeur. Au fur et à mesure des séances, on puise dans les graisses, on construit de la masse musculaire et on augmente son métabolisme de base. Le résultat après quelques semaines : on maigrit. Pour voir les premiers effets, il n’est pas nécessaire de faire de longues distances. Il suffit juste de créer une régularité dans votre entraînement.

La chose bonne à savoir pour les néosportifs : ce phénomène est amplifié si on fait du renforcement musculaire en plus de courir. Pour être efficace, on sollicite les abdos, les cuisses, les fesses et les bras dans un entraînement complet. Si les résultats sont rapidement probants, il faut savoir que la perte de poids est globale et qu’il est impossible de cibler un endroit dans son corps. En effet, ce sont les graisses superficielles et aussi la graisse viscérale qui partent. Il ne s’agit donc pas d’un régime à long terme. Il va falloir trouver une solution pour la suite (voir cas n°3).

Sorties après sorties, votre rythme se construit et l’intensité mise dans la course se stabilise. (DR )

Cas n°2 : Quand on court régulièrement avec toujours le même rythme : courir ne fait plus mincir

Si vous êtes un runner aguerri ou simplement un sportif motivé qui chausse ses baskets régulièrement, l’effet amincissant sera léger voire inexistant. En effet, sorties après sorties, votre rythme se construit et l’intensité mise dans la course se stabilise. Le corps n’a plus besoin de s’adapter, il se met en mode « automatique » et fait tout pour dépenser le moins de calories possible pour l’effort qu’il connaît. Résultat : votre poids ne descend pas. Mais attention, cela ne veut pas dire que cette activité n’est pas bonne pour votre santé ! Le sport est toujours bénéfique notamment pour votre tonus global et votre système cardio-vasculaire.

La solution si la perte de poids est vraiment votre objectif ? Il faut changer de rythme, varier la vitesse ou la durée de votre run pour que cet entraînement continue de vous aider à perdre de la masse grasse. On mise donc sur un programme fractionné ou sur une alternance entre sorties courtes et longues. Pourquoi ? Simplement parce qu’on sait que le corps va toujours chercher à dépenser le moins d’énergie possible, l’idée est donc de le faire sortir de sa zone de confort.

Cas n°3 : Si on court sans faire aucun effort sur l’alimentation : on ne va pas perdre de poids durablement

Dans un premier temps, courir va donc vous faire perdre du poids. Puis le corps va s’adapter à ce nouvel effort et votre perte de masse grasse va se stabiliser. Mais si on mange davantage pour compenser l’effort physique ou si on n’opte pas pour une alimentation équilibrée, on risque de reprendre très facilement le poids perdu. Pour affiner sa silhouette avec le running, il faut consommer moins de produits industriels, moins de sucres et plus de fibres.

Mais attention, trouver l’équilibre entre alimentation saine et suffisante pour fournir des efforts sportifs n’est pas si facile. Le souci principal ? Le sport donne faim ! Et il faut apprendre à gérer ces envies fulgurantes d’avant ou d’après running.

Pour que votre effort physique soit bénéfique, il faut le coupler à une alimentation saine et équilibrée. (DR)

Pour conclure, aller courir tous les jours n’est donc pas la solution pour perdre du poids. Vous risquez de vous blesser et de vous démotiver à la longue. Alternez les sports : running et renforcement et faites attention à ce que vous mangez ! C’est cette combinaison sport et alimentation équilibrée, avec un travail global sur votre relation à l’alimentation qui fonctionne sur le long terme.

Dans un premier temps, le sport permet d’être musclée, tonique et d’avoir une bonne physiologie. Il entretient une masse musculaire qui augmente le métabolisme de base. Et forcément, cette activité physique pousse le corps à manger en bonne quantité. Dans un second temps, l’alimentation doit donc être équilibrée pour vous aider à mincir sans risque pour votre santé.

C’est ce mode de vie, cette philosophie qu’on vous encourage à suivre au quotidien !

Les réflexes à adopter pour apprécier ses séances de running dans le froid

Les réflexes à adopter pour apprécier ses séances de running dans le froid

Courir par temps froid nécessite certaines précautions.

Le froid se fait de plus en présent sur la France, mais ce n’est pas une raison pour abandonner la course à pied. Si la motivation est plus difficile à chercher, il serait dommage de sacrifier vos objectifs à cause d’une météo un peu fraîche. Voici nos conseils pour continuer à courir, même à l’approche de l’hiver.


L’échauffement, encore plus important l’hiver

Plus encore qu’en temps normal, l’échauffement est essentiel pour qu’une session de running dans le froid se passe bien. Echauffez-vous progressivement et de préférence à l’intérieur. Cela permettra à vos muscles d’être prêts et les premières minutes dans le froid, les plus dures, auront l’air moins délicates. Ne négligez aucun instant de l’échauffement. Ne forcez pas trop, les risques de blessures musculaires sont bien plus importants par temps hivernal. Le cardio doit également être prêt à l’effort qui l’attend.

Un équipement adapté

Vos chaussures de running doivent être adaptées au terrain que vous empruntez. S’il est enneigé ou glacé, pensez à avoir les chaussures qui vous permettront de pratiquer la course à pied malgré ces éléments. La nuit tombant plus rapidement, pensez à avoir des vêtements qui réfléchissent la lumière pour ne pas vous faire surprendre.

Trois couches et des extrémités à ne pas oublier

L’idéal pour courir dans le froid est de porter trois couches de vêtements. La première maintient la chaleur du corps, la deuxième assure l’isolation et la troisième permet de lutter contre le vent et les intempéries. Surtout, n’oubliez pas de couvrir les extrémités de votre corps : pieds, mains, têtes. Des gants et un bonnet sont à considérer comme faisant partie de l’équipement de base une fois que les températures approchent de zéro degré.

Malgré le froid, il faut boire pour courir

Une fois que vous êtes prêts et que vous commencez à courir, n’oubliez pas de vous hydrater. Si la sensation de soif est moins importante que par température élevée, votre corps a toujours besoin d’eau. Gardez ce besoin physiologique à l’esprit. Mais il n’est pas question de vous arrêter toutes les dix minutes pour boire. Les pauses sont à éviter, c’est à ce moment-là que vous risquez de vous refroidir le plus.

Des étirements au chaud

Ne vous étirez pas à froid. Attendez la fin de la séance pour vous étirer et faites-le de préférence dans un endroit au chaud. Abritez-vous le plus rapidement possible et débarrassez-vous de vos vêtements humides au plus vite pour ne pas tomber malade.

Courir dans le froid brûle plus de calories
Courir dans le froid sollicite plus les réserves énergétiques du corps. Les réserves de gras sont utilisées par l’organisme pour se réchauffer. La dépense calorique est alors plus importante. Un atout qui pourrait vous permettre de trouver la motivation pour vos séances de running hivernal.