Comprendre son rythme cardiaque

Comprendre son rythme cardiaque

Traduit par Mélanie Geffroy – Questions de forme – Publié le 8 avril 2019

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Malgré qu’il soit l’un des systèmes corporels les plus essentiels, nombreux sont ceux qui ne savent pas grand chose sur leur cœur ou sur la façon dont il fonctionne. Le rythme cardiaque au repos correspond au rythme de l’oxygène qui circule à travers votre corps lorsque vous êtes moins active pendant des activités comme le sommeil, être assise au bureau ou regarder la télévision chez vous. Les symptômes du pouls au repos sont les suivants : de faibles taux d’énergie, une pression sanguine peu élevée, une circulation sanguine réduite et un inconfort lors de la respiration.

Comprendre son rythme cardiaque

Avoir un pouls au repos plus faible signifie que vous avez moins de risque de souffrir de maladies cardiaques car votre cœur a besoin de moins d’énergie pour garder son rythme, ce qui permet à votre corps de prendre mieux soin de lui.

Pourquoi les athlètes ont un rythme cardiaque plus faible ?

Vous vous êtes déjà demandée pourquoi les athlètes avaient des rythmes cardiaques plus faibles que leurs homologues non-sportifs ? Eh bien, selon l’American Heart Association, les athlètes qui ont un rythme cardiaque plus faible sont monnaie courante car « leur muscle cardiaque est en meilleure forme et n’a pas besoin de travailler dur pour garder un rythme régulier ». Puisqu’ils travaillent plus dur que vous à la salle de sport ou dans le sport de leur choix, ils ont une avance indéniable. Jusqu’où peut descendre le rythme cardiaque d’un athlète ? Jusqu’à 40 battements par minute (BPM). Impressionnant… Une motivation pour tous les non-sportifs à bouger et à garder votre cœur en meilleure forme. Il existe également des preuves selon lesquelles un pouls au repos moins élevé pourrait permettre de vivre plus longtemps.

Comment mesurer votre rythme cardiaque ?

Si on vous demandait de mesurer votre rythme cardiaque, comment feriez-vous ? Mesurer votre rythme cardiaque commence par la prise de pouls. Assurez-vous de rester calme, détendue et de ne pas bouger pendant un moment avant de placer votre index et votre majeur sur le côté de votre trachée, directement sous votre mâchoire. Vous pouvez aussi placer votre index et votre majeur à l’intérieur de votre poignet opposé, sous votre pouce. Selon la Clinique Mayo, c’est à cet endroit que vous devez commencer à compter les battements observés en 15 secondes. Multipliez ensuite le résultat par quatre pour obtenir le nombre de battements par minute.

Aussi simple que puisse être la mesure de votre rythme cardiaque, votre âge, vos antécédents de santé, votre état émotionnel, les médicaments que vous prenez, votre niveau de fitness global et votre consommation de tabac peuvent avoir une influence. Si vous ne souhaitez pas mesurer votre rythme cardiaque vous-même, vous pouvez opter pour un tracker d’activité Fitbit qui utilise la technologie PurePulse pour vérifier votre rythme cardiaque continu automatiquement. Il existe également plusieurs applications disponibles pour mesurer votre rythme cardiaque.

Les dangers d’un rythme cardiaque trop élevé ou trop faible

Les adultes qui ont un rythme cardiaque faible peuvent souffrir de bradycardie lorsque leur rythme cardiaque est en-dessous de 60 battements par minute (BPM). Un rythme cardiaque faible signifie que votre cerveau et d’autres de vos organes ne reçoivent pas assez d’oxygène et votre corps vous le fera savoir à travers différents signes comme des malaises, des étourdissements, un souffle court ou des douleurs thoraciques. La Clinique Mayo déclare que vous devriez demander de l’aide urgemment si vous souffrez de douleurs thoraciques pendant plus de quelques minutes. Il se peut également que vous ayez besoin d’un pacemaker. Si vous ne le traitez pas, un rythme cardiaque plus faible que la moyenne peut engendrer des malaises réguliers, des insuffisances cardiaques (qui surviennent lorsque votre cœur ne pompe pas assez de sang), un arrêt cardiaque soudain voire la mort.

L’opposé de la bradycardie, c’est la tachycardie (lorsqu’un adulte a un rythme cardiaque de plus de 100 BPM). Tout comme les personnes qui souffrent de bradycardie, les adultes qui ont un rythme cardiaque rapide peuvent être victimes de malaises ou d’étourdissements. Ils peuvent également avoir des pulsations rapides ou des palpitations. Ils peuvent aussi éprouver des raideurs au niveau de la poitrine ou des douleurs thoraciques. La Clinique Mayo ajoute que si ces syndromes ne sont pas traités, « la tachycardie peut perturber des fonctions cardiaques normales et mener à des complications graves comme des insuffisances cardiaques, des AVC, un arrêt cardiaque soudain ou la mort ».

Quel devrait être un rythme cardiaque moyen ?

Le rythme cardiaque moyen devrait se trouver entre 60 BPM et 100 BPM pour les adultes assis ou allongés sans bouger et en bonne santé au moment de la mesure.

Pourrez-vous courir un marathon après 80 ans (et surtout, serait-ce une bonne idée de le faire) ?

Pourrez-vous courir un marathon après 80 ans (et surtout, serait-ce une bonne idée de le faire) ?

Par Christophe de Jaeger*  – Atlantico.fr – Publié le 21 mars 2019

https://www.atlantico.fr/decryptage/3568665/pourrez-vous-courir-un-marathon-apres-80-ans-et-surtout-serait-ce-une-bonne-idee-de-le-faire–jaeger

*Le docteur Christophe de Jaeger est médecin physiologiste, directeur de l’Institut de médecine et de physiologie de la longévité à Paris. Il est l’auteur de “Nous ne sommes plus faits pour vieillir” aux éditions Grasset

Atlantico : Quand on voit des athlètes comme Irène Obera (85 ans) qui coure le 400 mètres, John Starbrook (87 ans) qui coure le marathon de Londres, doit-on en venir à la conclusion que le sport régulier réduit le vieillissement du corps ?

Michel de Jaeger : Il existe de multiples exemples de personnes âgées, voire très âgées, qui continuent à pratiquer un sport et à faire l’admiration de tous. Nous avons par exemple en France Monsieur Robert Marchand qui a 105 ans a encore battu un record à vélo. De là à penser que le sport réduit le vieillissement, il n’y a qu’un pas, qu’il ne faut cependant pas franchir. Le vieillissement des personnes va dépendre de leurs gènes, de leur environnement et de leurs habitudes de vie. Ce vieillissement peut s’accélérer lorsque les gens ont de « mauvaises habitudes de vie », par exemple, une sédentarité, une surcharge pondérale, un stress chronique, un manque de sommeil, etc…  Dans ces cas, le vieillissement va s’accélérer et faire le lit des maladies. Maladies qui vont-elles mêmes augmenter le rythme du vieillissement. Nous sommes alors face à un cercle vicieux qui se termine par une période de perte d’autonomie et le décès.

La pratique régulière et adaptée d’une activité physique va permettre à notre organisme d’échapper à « l’effet accélérateur » des maladies, mais ne va pas influencer le processus du vieillissement lui-même. Encore faut il faire les bons sports et ceci de façon adaptée.

Quels sont les sports les plus bénéfiques pour garder la santé en vieillissant ?

Deux types d’activités physiques sont bénéfiques pour notre santé en général et notre vieillissement en particulier. Les sports d’endurance, type cardio training qui vont permettre à notre système cardio-respiratoire de rester en forme, mais là encore, à condition de respecter des principes de base : 60 minutes, trois fois par semaine à une fréquence cardiaque de travail qui sera au mieux déterminée par votre médecin. La fréquence cardiaque étant le vrai reflet de l’effort demandé à votre organisme. Cette visite auprès du médecin est de toute façon indispensable pour personnaliser l’entraînement et rechercher d’éventuelles précautions ou contre-indications.

La musculation est également nécessaire, car le muscle est un véritable protecteur en termes de santé. Il va constituer une réserve protéique, intervenir sur le métabolisme des sucres dont l’excès est si délétère en termes de vieillissement, etc.

Ceci étant dit les sports ludiques sont également utile dans la mesure où ils apportent du plaisir et des satisfactions nécessaires à notre bien être et donc notre santé.

Le sport augmente-t-il l’espérance de vie ? 

Le sport peut contribuer à vous maintenir en bonne santé. C’est en cela qu’il peut surtout augmenter votre espérance de vie en bonne santé, mais il n’aura pas d’impact sur votre espérance de vie totale, contrairement à ce que l’on pourrait croire.

Le nombre d’idées reçues fausses sur la santé est considérable. Une activité physique bien conduite peut réellement vous aider à vieillir dans de bonnes conditions, mais ne pourra pas augmenter votre espérance de vie totale. Pour espérer arriver à ce résultat, il faudrait avoir recours à d’autres techniques d’optimisation physiologique qui intéressent de plus en plus de gens en France et dans le monde. Notre santé est notre bien le plus précieux. A nous de l’entretenir, de l’optimiser au mieux pour retarder au maximum l’échéance des pathologies.

Mort subite du sportif : Laurent Huard, l’entraîneur du PSG raconte comment il y a échappé

Mort subite du sportif : Laurent Huard, l’entraîneur du PSG raconte comment il y a échappé

 

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La Fondation Cœur et Recherche a lancé une collecte de dons afin de mieux déterminer l’origine de la mort subite du sportif. L’ex-footballeur Laurent Huard, entraîneur au Paris Saint Germain a d’ailleurs récemment confié comment ce malaise cardiaque auquel il a survécu a changé sa vie. 

 

L’ex-footballeur Laurent Huard, entraîneur au Paris Saint Germain s’est récemment confié au Parisien sur ses problèmes de santé. En 2002, le sportif perd connaissance sur le terrain. Il reste inconscient pendant une minute, avec des tremblements et des convulsions. L’ancien joueur a été victime d’un malaise cardiaque, également connu sous le nom de “mort subite du sportif”.

Cette maladie, qui touche environ 1000 professionnels et amateurs révèle une anomalie cardiaque silencieuse qui peut s’avérer fatale lors d’un effort physique. Ces décès prématurés qui surviennent généralement avant l’âge de 35 ans restent difficiles à diagnostiquer. En effet, l’existence de la malformation cardiaque demeure le plus souvent ignorée.

Laurent Huard, aujourd’hui âgé de 45 ans, souffrait d’une “dysplasie arythmogène du ventricule droit“. Un diagnostic qui met brutalement fin à sa carrière sur le terrain. “Je ne voulais pas y croire. J’ai consulté d’autres médecins, demandé des contre-expertises, en vain, le diagnostic était le même”, raconte-il à nos confrères du Parisien.

Laurent Huard porte désormais un défibrillateur automatique implanté dans sa poitrine, afin d’éviter tout risque de malaise. Ce dispositif lui sauvera la vie en 2012, explique l’athlète au quotidien, lorsque celui-ci a subi un nouvel épisode de tachycardie.

Obésité, tabagisme et diabète sont aussi des facteurs à risque 

Selon l’Institut de recherche du bien-être de la médecine et du sport santé, “40 000 à 60 000 décès par an en France sont dus à l’arrêt cardiaque, avec un taux de survie ne dépassant pas 3%“. La Fondation Cœur et Recherche a récemment lancé une collecte de dons afin de financer les recherches pour mieux comprendre les facteurs à l’origine de ces décès.

D’après une étude américaine publiée le 10 avril 2018 dans la revue Circulation, menée sur 3 775 morts subites, 186 (5%) sont survenues chez des personnes jeunes, âgées en moyenne de 25,9 ans. Moins d’un tiers des morts subites chez les jeunes adultes a des symptômes annonciateurs avant l’évènement.

Toujours selon cette étude, l’activité sportive n’est un évènement déclencheur que dans 14% des cas. Les maladies les plus fréquemment liées à une mort subite chez les jeunes adultes sont les troubles du rythme cardiaque (31%), l’insuffisance coronaire (22%) et la cardiomyopathie hypertrophique (14%).

Chez les jeunes de l’étude ayant eu une mort subite, on retrouve une fréquence élevée de facteurs de risque cardiovasculaires classiques (obésité, diabète, hypertension, hyperlipidémie, tabagisme). Avec au moins un facteur observé dans 58% des cas, l’obésité étant le plus fréquent. 

Inscription AMGV 2019-2020 - Permanences

du mercredi 4 au vendredi 6 septembre de 9h à 10h et de 17h à 19h,

au Complexe sportif de Manduel

Forum des associations : samedi 7 septembre de 9h à 12h00,

Salle des Garrigues à Manduel

Si vous êtes intéressé...