Les bénéfices de l’activité physique chez les séniors

Les bénéfices de l’activité physique chez les séniors

Pratiquer une activité physique présente des avantages indéniables sur la santé, quel que soit l’âge. Certains seniors, même en pleine possession de leurs moyens, ont pourtant tendance à arrêter toute activité régulière. Sans choisir un sport traumatisant pour votre organisme, vous pouvez tout à fait envisager de bouger à votre rythme, en fonction de vos capacités. Les bénéfices sont nombreux pour votre corps, mais aussi votre cerveau.

 

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Par Santé magazine -Publié le 29 juin 2020

https://www.santemagazine.fr/beaute-forme/sport/activites-physiques-forme/les-benefices-de-lactivite-physique-chez-les-seniors-433145

 

Ce n’est un secret pour personne, le sport est particulièrement bénéfique pour la santé. De nombreuses études, comme celle du Centre National de Recherche Scientifique (CNRS)( 1), l’ont maintes fois démontré et l’activité physique au sens large du terme est alors fortement conseillée pour conserver la forme, mais aussi pour soigner certains maux. C’est notamment le cas des cancers, dont 13 types seraient significativement réduits grâce à l’activité physique (2). Faire du sport semble alors être la solution idéale à tous points de vue, particulièrement lorsque l’on prend de l’âge et que le corps devient de plus en plus fragile.

Maintenir sa forme et prévenir les pépins physiques

L’activité physique reste donc le meilleur rempart contre les problèmes de poids, immunitaires, musculaires, osseux, articulatoires, cardio-respiratoires… De nombreuses maladies chroniques trouvent dans le sport un remède naturel et efficace (3), comme le diabète ou l’asthme.

Le corps ne supporte pourtant plus aussi bien l’effort physique à 60 ans qu’à 20 ans. Plus l’âge avance, plus l’activité doit être légère, adaptée, voire encadrée. Si vous aviez l’habitude de courir plus jeune, envisagez de passer progressivement à la marche, puis de vous limiter à une promenade si vous ne pouvez bouger davantage.

Il faut éviter de puiser dans ses réserves, puisque le corps met davantage de temps à récupérer. Lorsque vous faites un effort, la fatigue arrive plus rapidement (4) : vos muscles sont moins forts qu’avant, votre souffle plus court et votre endurance limitée. L’intensité que vous mettez dans votre activité doit donc être modérée, pour laisser le temps à votre corps de s’adapter et de puiser dans vos réserves d’énergie de manière prudente.

À savoir :

Le simple fait de privilégier les escaliers aux ascenseurs (par exemple en rentrant chez vous ou en prenant le métro), dans la mesure du possible, une à deux fois par jour, est déjà un effort bénéfique pour votre corps et ce à tout âge ! Dans la mesure où monter les escaliers (5) mobilise avant tout les muscles des membres inférieurs, qui demandent une quantité d’oxygène supplémentaire, apportée par le cœur. De cette manière, vous entretenez l’un des principaux organes de votre corps en l’habituant à fonctionner plus intensément.

Profiter du sport pour renforcer le lien social

Au-delà de l’aspect exclusivement physique, le sport a d’autres vertus, comme le développement d’interactions sociales. Le passage à la retraite suppose que vous ne voyiez plus vos collègues tous les jours et le nombre de ces interactions peut potentiellement diminuer. Une étude a pourtant mis en exergue l’impact positif des relations sociales sur la longévité (6). Faire du sport représente alors une solution idéale dans ce cadre, puisque vous pouvez trouver une activité à pratiquer en groupe et interagir avec d’autres personnes.

En parallèle, le sport offre des bénéfices sur l’activité cérébrale en la stimulant de manière positive (7). Au même titre qu’une privation alimentaire, le fait de se forcer à faire une activité que l’on n’aime pas peut constituer une source de frustration, avec des effets néfastes sur votre santé. L’aspect mental est donc primordial et il est important de choisir un exercice que vous aimez pratiquer.

Le plaisir ressenti durant le sport est très facilement multiplié si vous le pratiquez avec d’autres. Une équipe, un groupe, une association, avec des amis ou votre famille… Les possibilités sont nombreuses et permettent de retirer des bienfaits intéressants. Au-delà du lien social renforcé, des interactions et des bons moments passés en communauté, le sentiment d’accomplissement peut être consolidé au contact de ses pairs.

À savoir :

Aller faire une à deux heures de marche est plus facile si vous choisissez de le faire avec un(e) ami(e) ou un membre de votre famille. Il est toujours plus simple de se motiver mutuellement, avec la perspective de passer un moment agréable en compagnie de quelqu’un que vous appréciez.

Quelles activités physiques pour un senior ?

À un âge plus avancé, il s’agit de choisir une activité physique demandant un effort adéquat avec sa forme actuelle (8) et ses capacités globales. Plusieurs pistes peuvent alors être envisagées, après 60 ans :

  • la marche nordique, plus soutenue qu’une simple promenade ;
  • le vélo, toujours très pratique chez les seniors pour se déplacer (à noter que le vélo électrique peut permettre de limiter les efforts tout en conservant le plaisir de la ballade) ;
  • la natation, à intensité modérée, pour un exercice de fond particulièrement bénéfique pour le corps ;
  • le golf, qui permet autant de marcher que de mobiliser son corps pour l’équilibre et la concentration ;
  • le yoga, la méthode Pilates ou les étirements, pour conserver toute sa souplesse et profiter d’un moment de détente.

Notre conseil :

Tous les mouvements propres à chaque activité évoquée ci-dessus ne sont pas obligatoires. Vous pouvez choisir vous-mêmes les mouvements réalisables selon vos possibilités et vos envies, pour les adapter à votre forme du moment. Par exemple, le dos crawlé peut éventuellement être difficile passé un certain âge, en raison de la souplesse que cela demande. Privilégiez alors la brasse ou le crawl à faible intensité pour vous dépenser sans risquer une blessure.

Sortir de chez soi dans le cadre de sa vie quotidienne est déjà une activité. N’hésitez pas à vous rendre au marché, au cinéma ou en ville pour interagir avec d’autres personnes et provoquer ce lien social si important. Toute marche quotidienne (9) aura des bienfaits sur votre organisme, même courte.

En parallèle, plusieurs éléments sont à prendre en compte pour pratiquer votre activité le plus sereinement possible :

  • hydratez-vous avant, pendant et après l’effort ;
  • équipez-vous en conséquence, selon la saison et l’exercice (vêtements chauds, amples, de maintien…) ;
  • évitez le sport pendant les périodes de grand froid ou de forte chaleur ;
  • n’essayez pas des mouvements ou exercices compliqués ou hors de votre portée sans professeur ou encadrement spécifique ;
  • restez toujours en pleine possession de vos moyens physiques et ne vous mettez jamais en position délicate vis-à-vis de l’effort.

Prévention santé des séniors : le sport, mais pas seulement !

Le sport est donc un incontournable d’une bonne santé. Il n’en est pourtant pas la seule composante. Une bonne alimentation , ainsi qu’une bonne hydratation, sont tout aussi importantes pour votre corps. Un mode de vie sain de manière générale devient de plus en plus crucial au fur et à mesure que votre âge avance.

Toutes les précautions que vous pouvez prendre n’offrent pourtant pas une garantie absolue contre les soucis de santé et vous n’êtes jamais complètement à l’abri d’un pépin physique. Une glissade, une chute ou un accident sont vite arrivés, même en faisant attention.

C’est dans ce cadre qu’une protection supplémentaire peut s’avérer nécessaire pour atténuer les conséquences d’un imprévu. Cela passe notamment par le choix d’une bonne complémentaire santé, qui vous rembourse vos dépenses de santé et prévoit des services d’assistance pour vous accompagner au quotidien…

Références

(1 )Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). (2019). Le sport est bon pour la santé, c’est prouvé !

(2) American Medical Association. (2016). Association of Leisure-Time Physical Activity With Risk of 26 Types of Cancer in 1.44 Million Adults.

(3) Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm). (2019). Activité physique, prévention et traitement des maladies chroniques – Une expertise collective de l’Inserm.

(4) Morel, D. J.-L. (2020). Pourquoi la fatigue s’installe avec l’âge ?

(5) Fondation des maladies du cœur et de l’AVC. (2020). Prenez les escaliers!

(6) Proceedings of the National Academy of Sciences. (2016). Social relationships and physiological determinants of longevity across the human life span.

(7) Sciences et Avenir. (2015). Comment l’exercice physique booste nos capacités mentales.

(8) L’écho des séniors. (2019). Pour bien vieillir, les séniors doivent faire du sport.

(9) L’observatoire des séniors. (2017). La marche de loisir est l’activité physique préférée des 50+.

Les recommandations de la Commission médicale fédérale EPGV sur les mesures de prévention de la propagation du Coronavirus

Les recommandations de la Commission médicale fédérale EPGV sur les mesures de prévention de la propagation du Coronavirus

Afin de ralentir la propagation du virus, la commission médicale fédérale EPGV réunie le 03 mars 2020, rappelle que les activités sportives peuvent être maintenues, à l’exception des communes faisant l’objet d’un arrêté préfectoral et/ou municipal. Il faudra néanmoins adopter quelques mesures de prévention au sein des structures sportives.

Lire et télécharger les recommandations :  NOTE CORONAVIRUS 3 MARS 2020

 

Quel est l’impact écologique de votre café ?

Quel est l’impact écologique de votre café ?

Par Anthony Berthou – Santé et Nutrition – Posté le 7 Février 2020

http://www.sante-et-nutrition.com/impact-ecologique-de-la-production-de-cafe/

 

Quel est l’impact écologique de votre café ?

 

Si vous êtes amateur du petit noir et soucieux de l’environnement, sans doute vous êtes-vous déjà posé cette question. Une étude de 2013 a voulu estimer l’impact écologique de la production de café1. Elle a été évaluée à 4,98 kg EqCO2 par kg de café issu du Costa Rica, dont 3,05 kg EqCO2/kg lié à la torréfaction et à la distribution en Europe et 1,93 kg pour le transport et la production. Ces résultats peuvent bien entendu varier en fonction du lieu de culture du café et de consommation. Mais ils ont le mérite de dessiner une tendance. En sachant qu’un café nécessite en moyenne 7g de poudre, l’empreinte par petit noir est donc de 0,035 kg EqCO2.

L’impact écologique de la production de café selon son mode de préparation

Roland Hischier du Laboratoire fédéral Suisse d’essai des matériaux et de recherche (Empa), a voulu aller plus loin dans cet analyse. Il a évalué l’impact écologique global du café selon le mode de préparation2. Il a en effet analysé les effets de l’origine du café et de la méthode utilisée (café en capsule, cafetière italienne, café filtre, café soluble) sur l’empreinte environnementale. Selon cet expert, le critère déterminant n’est pas le mode de préparation. C’est la méthode de culture (y compris la production des engrais). Elle pourrait influencer de 1 à 70% l’impact global, 55% en moyenne selon l’institut Öko en Allemagne. Ce résultat justifie donc d’autant plus de privilégier des filières responsables. Concernant la méthode de préparation du café, le choix de la machine à café représente environ 25% de l’empreinte environnementale, mais il n’existe pas de méthode objective et exhaustive du chiffrage de l’impact. La solution la plus économique reste d’utiliser une cafetière à l’italienne ou la traditionnelle cafetière à filtre (ou du café soluble, mais moins intéressant pour la santé du fait de sa méthode de fabrication, concentrant les teneurs en acrylamide). Autre point important : à condition de ne pas la laisser brancher en dehors de son moment d’utilisation. Le recours à une capsule présente certes l’avantage de limiter la quantité de café au strict nécessaire (environ 7g/tasse) mais elle demeure le système le plus impactant.

Quid des pesticides

Concernant la teneur en pesticides dans les cafés, il existe peu de données sur le sujet. Il semblerait que la teneur résiduelle soit faible, hormis quelques traces de lindane et de chloropyrifos dans le café vert. Une étude japonaise ayant analysé 1866 échantillons a conclu que « seulement » 0,3% présentaient des taux supérieurs à la limite autorisé (notamment du DDT) et que la torréfaction a permis de totalement les supprimer3. Ce que confirment les études évaluant l’impact de la torréfaction sur les valeurs résiduels de pesticides4. L’utilisation de gaz (bromure de méthyl, basamid) pour conserver le café une fois récolté semble la source principale de contamination. Des concentrations en pesticides dans la toile de jute des sacs ont été retrouvées dans des quantités 100 fois plus importantes que dans le café vert. Un des principaux risques de contamination sanitaire par le café reste les mycotoxines, en particulier l’ochratoxine A (OTA) produite par Aspergillus et Penicillium en fonction des conditions de stockage. Les taux les plus élevés ont été observés dans des café robusta et arabica non lavés en provenance des pays d’Afrique (58,3% des échantillons et d’Asie (11,1%).

Les risques de contamination du café en HAP

Un autre point important à considérer concernant les risques de contamination du café est sa teneur en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), dont le benzo[a]pyrène cancérogène. Le café peut en contenir jusqu’à 13 HAP différents5. Ils peuvent provenir soit d’une contamination lors du séchage, notamment sur les bords de route au contact des gaz d’échappement des voitures, soit de la torréfaction. La durée et la température sont alors déterminantes6. Lorsque le café subit une torréfaction foncée voire brûlée, les teneurs en benzo[a]pyrène peuvent dépasser la dose journalière maximale recommandée7. Ainsi, le meilleur conseil que je puisse vous proposer est découvrir un torréfacteur près de chez, connaisseur de son métier et des origines du café qu’il utilise (y compris de la durée et des conditions de stockage), maîtrisant la torréfaction. C’est en échangeant avec lui que vous aurez certainement les meilleures réponses à vos questionnements. Le principe de confiance prévaut donc !

Quelle consommation de café dans le futur ?

La vraie question à se poser concernant le café est de savoir pendant combien de temps allons-nous pouvoir continuer à en boire ? Il existe plus de 80 variétés de café (Typica, Maragogype, Bourbon, Blue Mountain ou Mundo Novo, etc.), l’arabica est le plus consommé au monde (marché de 16 milliards de dollars) mais aussi le plus menacé. A en croire certains experts, le café issu de récolte sauvage pourrait disparaître d’ici 2080 du fait d’un champignon (provoquant la rouille orangée), mais surtout à cause du réchauffement climatique et de la déforestation. Selon une étude de Janvier 2019 portant sur 124 variétés de cafés sauvages présents dans plusieurs forêts d’Afrique, 75 sont ainsi directement menacées, dont 13 en danger critique d’extinction8. En Tanzanie, chaque degré de hausse de température générerait une perte d’environ 137 kg de café par an et par hectare. La productivité aurait déjà chuté de 50% depuis 50 ans dans ce pays. Une étude parue en 2017 évalue quant à elle la baisse de production mondiale de 73 à 88% en 2050 si nous atteignons un réchauffement climatique de 2°c. Le robusta, comme son nom l’indique, résiste mieux mais est aujourd’hui moins apprécié des amateurs. Peut-être faut-il accepter que ce soit le café de référence de demain… Par ailleurs, la moitié du café consommé dans le monde est déjà cultivée industriellement en mettant le café en plein soleil, au Brésil et en Afrique notamment. Or une telle exposition, associée au réchauffement climatique, nécessite l’utilisation de grandes quantités de pesticides. Le développement de l’agro-écologie permettrait pourtant de cultiver des caféiers à l’ombre, comme c’était le cas historiquement, en croisant notamment des variétés sauvages résistantes et de cultures. Le Mexique développe par exemple ses recherches en ce sens.

(1) [PDF] Carbon Footprint across the Coffee Supply Chain: The Case of Costa Rican Coffee | Semantic Scholar https://www.semanticscholar.org/paper/Carbon-Footprint-across-the-Coffee-Supply-Chain%3A-of-Bernard-Killian/38fb5407ae59ae2cea459ca97bb6d3daff52e431 (accessed Dec 15, 2019).

(2) L’écobilan des capsules de café sous la loupe: C’est le café qui est décisif https://www.admin.ch/gov/fr/start/dokumentation/medienmitteilungen.msg-id-39078.html (accessed Dec 15, 2019).

(3) Durand, N.; Gueule, D.; Fourny, G. Les contaminants du café. Cahiers Agricultures 2012. https://doi.org/Les contaminants du café.  Durand Noël, Gueule Dominique, Fourny Gérard. 2012.    Cahiers Agricultures, 21 (2-3) : 192-196.http://dx.doi.org/10.1684/agr.2012.0551 <http://dx.doi.org/10.1684/agr.2012.0551>.

(4) Sakamoto, K.; Nishizawa, H.; Manabe, N. Behavior of pesticides in coffee beans during the roasting process. Shokuhin Eiseigaku Zasshi 2012, 53 (5), 233–236. https://doi.org/10.3358/shokueishi.53.233.

(5) Orecchio, S.; Ciotti, V. P.; Culotta, L. Polycyclic Aromatic Hydrocarbons (PAHs) in Coffee Brew Samples: Analytical Method by GC-MS, Profile, Levels and Sources. Food Chem. Toxicol. 2009, 47 (4), 819–826. https://doi.org/10.1016/j.fct.2009.01.011.

(6) Houessou, J. K.; Maloug, S.; Leveque, A.-S.; Delteil, C.; Heyd, B.; Camel, V. Effect of Roasting Conditions on the Polycyclic Aromatic Hydrocarbon Content in Ground Arabica Coffee and Coffee Brew. J. Agric. Food Chem. 2007, 55 (23), 9719–9726. https://doi.org/10.1021/jf071745s.

(7) Houessou, J. K. Polycyclic aromatic hydrocarbons in coffee: development of analytical methods and study of the roasting process. 272.

(8) High extinction risk for wild coffee species and implications for coffee sector sustainability | Science Advances https://advances.sciencemag.org/content/5/1/eaav3473 (accessed Dec 15, 2019).

Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques

Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques

Par SeniorActu- publié le 14/02/2020

https://www.senioractu.com/Accidents-cardiovasculaires-mieux-informer-pour-reduire-les-risques_a22481.html


En cette journée qui sensibilise aux cardiopathies congénitales et célèbre le cœur de son/sa Valentin(e), Amgen, l’un des premiers acteurs mondiaux de la Biotech à s’être engagé dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, publie les résultats d’une enquête internationale conduite auprès de patients ayant subi un infarctus du myocarde (253 en France). Face aux enseignements de cette enquête sur le manque d’information des patients, Amgen se mobilise aux côtés de l’association de patients Alliance du Cœur pour sensibiliser aux risques cardiovasculaires.

 

Accidents cardiovasculaires : mieux informer pour réduire les risques
Les maladies cardiovasculaires sont silencieuses et sous-diagnostiquées ; et pourtant, elles ont des conséquences graves et leur prise en charge n’est aujourd’hui pas optimale.
 
C’est pourquoi Amgen a demandé à KRC Research d’évaluer la perception des patients en matière de gravité de leur affection (la maladie cardiaque ischémique) ainsi que leur prise en charge. Cette enquête mondiale menée auprès de 3.236 survivants d’une crise cardiaque dans 13 pays révèle qu’environ un tiers des patients ayant déjà subi ce type d’accident (40% dans le monde et 34% en France) ne considère pas les maladies cardiovasculaires comme des maladies chroniques nécessitant des soins de longue durée.
 
Parmi eux, 13% des 253 patients français interrogés pensent même que leur crise cardiaque est un évènement exceptionnel qui ne se produira qu’une seule fois et qui ne nécessite pas de changements de mode de vie. Or, les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de décès en France après le cancer et peuvent avoir des conséquences pour les patients qui y survivent.
 
Malgré les mesures de prévention actives dont elles font l’objet, les maladies cardiovasculaires restent aujourd’hui la principale cause de décès en Europe. En 2017, elles auraient été responsables de 45% de tous les décès, représentant une charge économique considérable estimée à 210 milliards d’euros à l’échelle de l’Union Européenne.
 
Leur prévention, en particulier pour les patients à très haut risque, reste donc une priorité de santé publique en s’appuyant particulièrement sur les facteurs de risque modifiables tels que, entre autres, l’hygiène de vie, l’hypertension, le diabète, le tabac ou encore l’excès de cholestérol.
 
« Lorsqu’un patient a subi une crise cardiaque, il est essentiel qu’il prenne conscience du parcours de soins inhérent aux risques liés à une récidive, de même que les changements d’habitudes de vie à observer pour prévenir ces risques » explique Patrick Ngo, directeur de l’Aire Thérapeutique Cardiovasculaire chez Amgen France.
 
Et de poursuivre : « or, à travers ce sondage, nous apprenons que 38 % seulement des survivants fréquentent un Centre de réadaptation cardiaque et qu’ils sont 46% à ne pas consulter davantage les professionnels de santé post épisode cardiaque. Les besoins de sensibilisation et d’éducation sont éloquents ».
 
Les lipides, notamment le cholestérol lié aux lipoprotéines de basse densité (LDL-C), sont l’un des plus importants facteurs de risque modifiables de la crise cardiaque. Or l’enquête révèle que plus des deux-tiers (68%) des patients français ayant déjà subi un infarctus du myocarde ne considèrent pas non plus l’hypercholestérolémie comme un état nécessitant une prise en charge et des soins sur le long terme et qu’ils sont 89% à ne pas considérer le LDL-cholestérol comme l’un des facteurs de risque les plus importants associés à un nouvel accident cardiovasculaire.
 
En France, seuls 47% des patients ayant subi un infarctus du myocarde prennent un médicament destiné à réduire leur niveau de LDL-cholestérol contre 83% dans le monde. Par ailleurs, ils sont près de 36% en France, soit plus d’1/3, à ne pas connaître leur taux actuel de cholestérol.
 
 « L’excès de cholestérol dans l’organisme est un facteur de risque majeur d’accidents cardiovasculaires. Plus l’excès de cholestérol dans le sang persiste, plus les artères ‘‘s’encrassent’’ et plus le risque d’accident cardiaque ou cérébral augmente.Aujourd’hui en France, 70% des patients ayant une maladie coronaire n’atteignent pas les objectifs de réduction du taux de cholestérol. Nous nous mobilisons afin d’inciter les patients à mieux connaitre leur taux de LDL-cholestérol et pour leur donner les moyens de comprendre comment agir sur les facteurs qui leur permettront de prévenir d’éventuels évènements cardiovasculaires graves» précise Philippe Thébault, Président d’Alliance du Cœur.

 
L’enquête révèle en effet que 81% des patients français interrogés pensent être suffisamment bien informés et accompagnés pour changer leurs habitudes de vie post épisode cardiaque.
Les patients sont prêts à agir mais ils ont besoin de la bonne information de la part des médecins pour les aider à gérer leurs risques de récidive et prendre les bonnes mesures.
 
Ceux ayant survécu à ce type d’accident cardiaque sous-estiment les facteurs de risques associés notamment l’impact considérable de l’hypercholestérolémie sur le risque de récidive mais aussi celui du tabac, du manque d’exercice physique, de l’hypertension, du diabète…Améliorer la prise en charge de ces patients et les intégrer dans un parcours de soins relève d’un véritable enjeu de santé publique.